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Concours directs de la Fonction publique : Des journalistes à la découverte du processus de correction électronique

Le comité national d’organisation des concours de la Fonction publique session 2020 a organisé une visite guidée avec les hommes de médias, ce mercredi 30 septembre 2020, pour leur permettre de découvrir le processus électronique de correction des copies.

Après la phase de test de la plateforme électronique et le lancement officiel, les journalistes ont été invités à découvrir le processus de la correction des copies des concours directs de la Fonction publique session 2020. Le ministre de la Fonction publique, Pr Séni Ouédraogo, et ses collaborateurs ont organisé une visite guidée pour permettre aux hommes de médias de mieux comprendre cette réforme mise en place cette année.

Dans cette salle, les copies sont retirées des cantines puis scannées dans les ordinateurs.

Selon le secrétaire général de la fonction publique, par ailleurs président du comité national des concours, Souleymane Lengané, il y a trois phases. La première consiste à scanner toutes les copies pour les mettre sous forme de fichiers. Pour la seconde phase, il s’agit du transport de ces fichiers dans un logiciel qui va donner les résultats par candidat. « Il s’agit de corriger et calculer le nombre de points que chaque candidat aura », a expliqué Souleymane Lengané, tout en ajoutant que la dernière phase est la délibération. Cette dernière va regrouper un nombre d’acteurs qui vont vérifier les résultats.

De manière plus pratique, c’est Judith Gnoumou Sinaré, informaticienne à la Fonction publique, qui a expliqué le processus du scannage des copies. Une fois que les copies ont été retirées des enveloppes, les équipes s’assurent qu’elles sont bien placées et les mettent dans le scanner. « Pour chaque concours, on a créé des dossiers en fonction des codes, et on enregistre tout », a-t-elle indiqué.

Judith Gnoumou Sinaré expliquant le processus de scannage.

Il faut noter que pour cette première phase, les travaux se déroulent dans une salle sous haute surveillance des forces de sécurité postées à l’entrée. L’accès n’est permis qu’au personnel, mais sans un objet électronique (téléphone portable ou ordinateur) ni un support pour prendre des notes.

Voici la salle de correction des copies.

Phase de la correction électronique

La deuxième phase qui concerne la correction des copies se passe dans une autre salle avec le même dispositif sécuritaire. Dans cette salle technique, une autre équipe reçoit les copies scannées transmises sous forme de fichiers sur la plateforme numérique de correction. « La machine va décoder ces différentes copies. Ensuite, question par question, elle va décoder la réponse. Au préalable, une correction du sujet a été faite. Les réponses de ce sujet sont importées sur la plateforme, qui fera une comparaison. A partir de là, on attribue un point si la question a été bien répondue et zéro point si elle n’a pas été bien répondue », a détaillé Aboubakary Sawadogo, secrétaire technique du guichet virtuel unique de l’administration publique. C’est lui qui coordonne la phase de correction.

Après ce processus, chaque candidat aura sa note globale et la machine se chargera de faire le classement par rapport aux résultats obtenus. « Dès que ce classement est terminé, on a un fichier centralisé de tous les résultats qui vont être transmis à la commission de délibération », a précisé Aboubakary Sawadogo.

Aboubakary Sawadogo (assis) montrant le processus de correction au ministre et à ses collaborateurs.

« Le fruit de la coopération burkinabè-burkinabè »

Sur la fiabilité du système, Aboubakary Sawadogo s’est voulu rassurant. « Toute œuvre humaine est perfectible, mais je ne pense pas qu’on ne pouvait s’engager sur cette voie si on n’était pas sûr de nos forces. Côté fiabilité, nous n’avons aucun doute là-dessus », a-t-il affirmé.

C’est une assurance qui réconforte davantage le premier responsable des concours de la Fonction publique. Selon le ministre Séni Ouédraogo, ce processus de correction n’est pas une nouveauté mais une nouvelle dimension de la correction parce qu’elle a déjà commencé et est bien connue dans les milieux universitaires. Le ministre a également fait savoir que les trois plateformes (inscription, composition et correction) sont « le fruit de la coopération burkinabè-burkinabè ». En effet, il s’agit de la contribution des Burkinabè de l’extérieur, en collaboration avec ceux qui sont sur place ici au Faso.

Selon le ministre de la Fonction publique, Pr Séni Ouédraogo (au micro), l’investissement pour ce concours est moins coûteux.

A ce jour, aucune date de délibération n’a été soufflée. Les équipes sont à pied d’œuvre et le ministre promet que l’accompagnement des hommes de médias est attendu jusqu’au processus final.

Cryspin Masneang Laoundiki

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24

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