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Burkina Faso : Projecteur sur le bilan de la prise en compte du genre dans le PNDES

Le Conseil national pour la promotion du genre a tenu sa session ordinaire de l’année 2020, ce jeudi 22 octobre 2020 à Ouagadougou, sous la présidence de la première vice-présidente, le ministre Marie Laurence Ilboudo/Marshal.

L’année 2020 représente la dernière année de mise en œuvre du PNDES dont la vision est « le Burkina Faso, une nation démocratique, unie et solidaire transformant la structure de son économie et réalisant une croissance forte et inclusive, au moyen de modes de consommation et de production durables ».

C’est pourquoi, le Conseil national pour la promotion du genre (CNAP genre) a choisi de mener la réflexion de cette session autour du thème : « bilan de la prise en compte du genre dans le PNDES : Défis et perspectives ». Elle sera donc l’occasion pour l’ensemble des ministères, des institutions, du secteur privé, de la société civile, des partenaires techniques et financiers et des leaders coutumiers et religieux de mieux appréhender les acquis réalisés en matière de genre dans le PNDES, de relever les insuffisances, les défis et d’en dégager des perspectives.

Les participants

Au titre des actions menées, des motifs de satisfaction sont au rendez-vous. La première vice-présidente, le ministre Marie Laurence Ilboudo/Marshal a, entre autres, relevé l’implémentation de la budgétisation sensible au genre ; l’accompagnement financier et technique constant des partenaires pour la mise en œuvre du concept genre ; l’amélioration de la participation des femmes aux processus de prise de décision ; la relecture de la loi sur le quota genre aux élections législatives et municipales au Burkina Faso. Toutes ces actions traduisent la volonté politique d’aller de l’avant dans le respect des engagements internationaux et nationaux visant l’égalité des sexes.

Toutefois, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. D’énormes défis restent encore à relever dans le processus de prise en compte du genre. Au nombre desquels figurent l’intégration systématique de la dimension genre dans les documents programmatiques ; la culture de la désagrégation des données par sexe ; l’application de la budgétisation sensible au genre et aux droits de l’enfant à tous les niveaux.

Le ministre satisfaite des résultats obtenus

Des goulots d’étranglement

On note également l’application effective des lois spécifiques relatives à la promotion du genre ; le suivi et l’évaluation des actions genre de tous les acteurs et à tous les niveaux. A cela s’ajoutent la mutualisation des actions de toutes les parties prenantes et l’amélioration de la représentativité des femmes dans les sphères de décisions. « Nous ne pouvons pas aujourd’hui, demander à une femme de faire valoir ses droits si elle-même, elle n’est pas libre et indépendante de pouvoir le faire. Il est important que les gens sachent que la prise en compte du genre au Burkina Faso est une condition sine-qua-none pour arriver à un développement durable et paisible au Burkina », a déclaré le ministre Marie Laurence Ilboudo/Marshall, faisant référence à la promotion de la femme comme actrice dynamique.

Les travaux seront alternés par des présentations suivies de discussion en plénière

A l’orée des élections présidentielle et législatives de novembre 2020, elle a saisi cette tribune pour inviter « ses sœurs » à prendre d’assaut les urnes et à se départir de la violence électorale que l’on observe souvent lors des élections.

S’exprimant au nom des PTF, membres du Cadre de concertation genre, l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Dr Andreas Pfaffernoschke, a souligné l’accompagnement des PTF. On y voit trois raisons. « Le droit des femmes et l’égalité femmes-hommes est la base d’une société qui est en pleine santé ; la participation des femmes au processus démocratique est essentiel pour avoir une société solide ; le développement d’un pays n’est pas possible sans la pleine participation de la femme », a expliqué le chef de file des PTF.

Les PTF réitèrent leur engagement à accompagner le gouvernement

Dans son discours, M. Pfaffernoschke a félicité le ministre de la femme et le SP/CONAP genre, dont le leadership ont permis de réaliser l’élaboration et la validation de la Stratégie nationale genre 2020-2024, assorti du Plan d’action opérationnel triennal. Ces documents vont guider toutes les interventions visant la réduction des inégalités femmes-hommes à tous les niveaux et dans tous les domaines.

Aïssata Laure G. Sidibé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24

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