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Leadership : La Fédération des syndicats de la santé humaine outille ses responsables à Ouagadougou

Venus des syndicats régionaux et nationaux de la santé humaine, plusieurs responsables syndicaux participent à l’atelier de formation organisé par la Fédération des syndicats de la santé humaine (F-Santé) les 30 et 31 octobre à Ouagadougou. Cette formation, qui vise à renforcer les capacités managériales des responsables syndicaux, a été rendue possible grâce au soutien de l’International des services publics (ISP) et des partenaires suédois.

« Le syndicat est l’outil par excellence que les travailleurs peuvent utiliser pour se défendre contre les injustices, les tracasseries, l’arbitraire et les abus de pouvoir » foi de la Fédération des syndicats de la santé humaine (F-Santé). Cependant, relève F-Santé, force est de constater que les syndicats n’arrivent pas souvent à jouer pleinement ce rôle par manque de leadership des responsables. Pour parer à cette insuffisance, la F-Santé a entrepris de former les leaders syndicaux issus de ses syndicats corporatistes.

Pascal Ouédraogo, secrétaire général du SAIB

« En partenariat avec l’ISP nous avons estimé qu’il était bon d’organiser un atelier pour renforcer les compétences de nos responsables syndicaux, tant au niveau régional qu’au niveau central » a expliqué Ouédraogo Pascal, secrétaire général du Syndicat autonome des infirmiers et infirmières du Burkina (SAIB). L’objectif, selon lui, est de renforcer le leadership des responsables syndicaux et les outiller en rudiments de dialogue social et de négociations collectives. Et « nous sommes satisfaits » confie-t-il, parce qu’il y a eu, non seulement, une participation active, mais aussi une évaluation où les participants ont témoigné être satisfaits des activités qui se sont déroulées durant l’atelier.

Vue des participants à l’atelier

Pour Pascal Ouédraogo, les conflits vont toujours exister entre travailleurs et patronat. Mais il revient au syndicat de savoir identifier les préoccupations des travailleurs, ainsi que les stratégies et les voies pour mener les revendications avec efficacité. « Nous attendons donc de nos responsables syndicaux qu’ils agissent en toutes responsabilités et avec efficacité » suggère-t-il, avant de relever que pour les conflits tout finit par des négociations collectives et le dialogue social.

Oumar Rouamba du SYMEB

Pour Oumar Rouamba du Syndicat des médecins du Burkina (SYMEB), les thèmes abordés sont d’actualité et très pertinents. « Durant les deux jours nous avons été outillés pour aborder ses différentes questions avec aisance et c’est pourquoi je salue cette initiative à sa juste valeur » a-t-il déclaré. Il dit attendre pour les mois à venir des formations du même genre sur d’autres thématiques non moins importantes, tels que l’engagement de la jeunesse et des femmes dans le syndicalisme, politique et syndicalisme, etc.

Fanta Pooda née Soulama membre du SYSEMEB

Fanta Pooda/ Soulama, membres du Syndicat des sages-femmes, maïeuticiens et accoucheuses du Burkina (SYSFMAB), pour sa part, est séduite par la façon dont les thématiques ont été abordées au cours de l’atelier. « Nous avions auparavant des idées peu claires sur les différentes terminologies. Mais grâce aux différentes présentations nous avions été mieux outillés autour de ces questions, pour non seulement les aborder avec aisance mais surtout savoir les mettre en application dans nos activités professionnelles » a-t-elle expliqué. Selon elle, le dialogue social peut servir à prévenir les crises et les négociations à les résoudre.

Le leadership n’est pas lié au genre

Dr Marie T. Somé/ Diabri du SYMEB, abonde dans la même direction, mais pense que le leadership n’est pas lié au genre. En tant que femmes, dit-elle « nous avons les mêmes rôles que les leaders masculins ». Être leader, pour elle, c’est être un bon manageur, un rassembleur et être capable d’amener un groupe à aller dans la même direction, la meilleure qui soit pour tous. A l’endroit de la F-Santé, c’est de ne jamais se lasser de renforcer les capacités des responsables de ses structures de base.

Dr Marie T. Somé née Diabri

Elle suggère aussi que les formations soient par moment à l’endroit des militants et militantes à la base, qui constituent la force des leaders. Elle veut cependant reconnaitre que les efforts faits à l’endroit des femmes et des jeunes, cible privilégiée de la F-Santé, sont énormes. C’est pourquoi, elle invite ses collègues femmes et jeunes à accepter s’impliquer massivement dans le syndicalisme et à chercher à mieux se former sur ces questions de leadership.

Les travailleurs du secteur de la santé humaine au Burkina se sont regroupés dans des syndicats corporatistes que sont le Syndicat autonome des infirmiers et infirmières du Burkina (SAIB), le Syndicat des sages-femmes, maïeuticiens et accoucheuses du Burkina (SYSFMAB) et le Syndicat des médecins du Burkina (SYMEB). Ce sont ces trois syndicats qui, pour mieux fédérer les énergies dans les actions de luttes, ont créé la Fédération des syndicats de la santé humaine (F-SANTE) qui sert de structure de coordination au niveau national.

Etienne Lankoandé

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24

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