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Zéphirin Diabré : « Le candidat du MPP n’ose même pas rêver passer au premier tour. Est-ce qu’il sera au 2d tour même ? »

Bilan de campagne « extrêmement satisfaisant » pour le candidat Zéphirin Diabré. C’est l’observation générale faite en cette matinée de vendredi, 20 novembre 2020 à Bobo-Dioulasso par l’intéressé via une conférence de presse et à quelques heures de son meeting de clôture dans ladite ville.

Zéphirin Diabré se dit « extrêmement satisfait » par rapport à 2015. « A travers cette campagne, j’ai vu un peuple qui est triste, désabusé, qui ne croit pas en l’avenir. Sans doute à cause de la situation que vit le pays, situation qui est de la responsabilité de l’équipe MPP et ses alliés qui gouvernent actuellement le Burkina Faso. En même temps, on sent qu’il y a une volonté réelle de changement, un espoir immense placé en l’alternance et ce sera d’ailleurs une pression très forte pour nous qui allons arriver bientôt aux affaires », détaille Zéphirin Diabré, observant que sa candidature suscite donc un espoir.

« IRSOA, un institut financé par le MPP »

Régissant au sondage de l’IRSOA, qui donne vainqueur dès le premier tour, le président sortant, Zéphirin Diabré a, tout sourire, exprimé : « est-ce que vous prenez cette affaire-là au sérieux, un institut (IRSOA) qui est financé par le MPP et qui n’apparaît que tous les cinq ans, à quelques jours des élections présidentielles ! Vous qui m’accompagnez à travers le territoire, en observant ces rencontres-là, vous pensez que je suis à ce niveau-là ! ».

Puis poursuit-il : « Je connais la carte politique de ce pays-là, province par province ; c’est de la mascarade. Ils sont en train de préparer les opinions à leur fameux coup k.o. Vous voyez ! C’est pour cela que j’ai mis en garde les uns et les autres et que j’ai fait passer un message au président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Il est hors de question qu’on se précipite pour proclamer les résultats le 23 novembre. Il faut qu’on vote, qu’on compte et surtout que l’on compte manuellement et électroniquement et que les deux compilations soient confrontées avant qu’on n’annonce les résultats ».

Evaluant ses forces, le candidat étaye : « Nous sommes un parti organisé, structuré, implanté. Je sais ce que ça pèse actuellement dans le paysage, et à chaque fois qu’il y a une élection, le candidat à la présidentielle apporte un plus par rapport au parti. Donc, je sais à peu près où est-ce que je me situe aujourd’hui ».

« Quand c’est sincère, je n’ai absolument aucun problème à reconnaître »

C’est dans cet esprit de veille qu’il informe que son équipe est en train de compiler des éléments de preuve sur les fraudes. « D’abord, il y a eu des éléments (avant la campagne), achat de conscience, retrait des cartes d’électeur des femmes pour des pratiques que Dieu seul ignore. L’ODT (parti de la majorité présidentielle) vient de révéler des pratiques. Nous, nous avons d’autres éléments, nous attendons de les confirmer. Mais il est clair, et je le dis ici : je suis un homme de paix et de dialogue, et j’ai eu à poser dans ce pays, un acte en 2015, que très peu d’hommes politiques à travers le monde posent : je suis allé féliciter mon adversaire avant la fin des élections. Ça veut dire que quand c’est sincère, je n’ai absolument aucun problème à reconnaître ; que je sois vainqueur où vaincu. Mais si ce n’est pas sincère (parce que je ne suis pas un idiot), je ne reconnaîtrai pas les résultats et je veux que ce soit très clair », s’appesantit M. Diabré, souhaitant de ce fait un processus transparent, qui incarne l’expression exacte du peuple.

« Qui connaît le poids des principales forces politiques de ce pays-là, sait bien que le candidat du MPP n’ose même pas rêver penser qu’il peut passer au premier tour. Il ne peut pas. Est-ce qu’il sera au second tour même ? Vous savez, les foules qu’ils ont autour d’eux-là, c’est facile parce qu’on achète des gens et on va transporter des gens ailleurs avec des véhicules pour venir. Regardez, quand le candidat du MPP se déplace, les gens qui l’accompagnent sont aussi ou davantage plus nombreux que ceux qui les reçoivent. Pourquoi, parce qu’on sort des moyens financiers (ce qu’on aurait pu faire), on loue des cars à travers des provinces pour appeler des gens à venir accompagner le candidat. On fait ça pour mettre dans la tête des gens que l’on peut faire un coup k.o. Mais ce n’est pas possible. Vous le verrez d’ailleurs, quand on va commencer la compilation dimanche, vous allez voir les tendances et vous verrez que ce qu’ils disent-là, c’est un leurre », explique Zéphirin Diabré.

O.L

Lefaso.net

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