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Assemblée nationale : Le PAREN, une voix éteinte !

Le Parti pour la renaissance nationale (PAREN) est sorti bredouille des législatives du 22 novembre 2020. Il fait partie des partis qui n’ont engrangé le moindre siège sur les 127. C’est une voix qui s’éteint à l’Assemblée nationale.

Il partait déjà aux législatives avec un gros handicap. La liste nationale menée par Abdoul Karim Sango, a été invalidée. Certains dossiers de la liste n’étaient pas conformes : des problèmes de casiers judiciaires ou des certificats de nationalité. Quant à la liste provinciale du Kadiogo, elle a été conduite par Oumarou Djiguimdé, ancien président du parti. Les deux listes qui avaient permi au parti d’avoir des représentants à l’Assemblée nationale à l’issue du scrutin couplé présidentiel et législative du 29 novembre 2015.

En effet, le PAREN n’avait obtenu que deux députés, notamment Laurent Bado (Kadiogo) et Tahirou Barry (liste nationale). Le parti a ainsi rejoint la majorité présidentielle. Il hérite alors du ministère de la Culture durant le quinquennat. Tahirou Barry est le premier à occuper ce portefeuille ministériel. Mais suite à des couacs internes, il est mis hors jeu et remplacé le 20 octobre 2017 par Issouf Sawadogo. Ce dernier est remplacé à son tour, suite au remaniement du gouvernement le 31 janvier 2018, par Abdoul Karim Sango. Sauf miracle, le PAREN va perdre également ce portefeuille ministériel.

Crée le 5 août 1999 par le Dr Laurent Bado, le PAREN a participé pour la première fois aux élections législatives en 2002. Il obtient 1 siège. Laurent Bado à l’Assemblée nationale, les Burkinabè ont senti la présence d’un intellectuel à l’hémicycle : la force de ses propositions de lois, sa lecture savante des différentes lois du gouvernement, etc. Des propositions de lois, on retient celle sur le délit d’apparence adopté en 2015 sous la Transition.

Mais avec le temps, l’homme semblait se résigner face un peuple qu’il qualifiait lui-même de « mouton ». Élu en 2015, c’est pratiquement un Laurent Bado aphone que les Burkinabè voyaient à l’hémicycle. Cette fois-ci, la voix s’est éteinte à l’Assemblée nationale. Pourvu que ce ne soit pas pour toujours.



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