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Job Booster-entrepreneuriat des jeunes : Le Yatenga abrite la deuxième édition du salon régional et emplois décents

La deuxième édition du salon régional et emplois décents (SMED) a ouvert ses portes le jeudi 17 décembre 2020 dans la région du Nord. Placé sous le thème « la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), un instrument efficace de promotion de l’approche adéquation emploi-formation », ce salon est un cadre de réflexion sur les enjeux de l’emploi et des compétences dans les politiques de formation et d’insertion communale et régionale.

Job Booster est un programme national qui a été mis en place pour réunir des acteurs et des conditions afin d’aider les jeunes à accéder à des emplois décents. C’est ainsi qu’il organise du jeudi 17 au samedi 19 décembre 2020, à la place de la nation de Ouahigouya, dans le Yatenga, un atelier d’échange entre les acteurs du secteur privé et les collectivités territoriales afin de booster l’emploi des jeunes de la localité. C’est Mme Sangaré/ Justine Ouédraogo, représentante et conseillère technique du gouverneur de la région du Nord qui a présidé la cérémonie d’ouverture.

Coupure du ruban par Mme Sangaré/Justine Ouédraogo, conseillère technique et représentante du gouverneur de la région du Nord

« Le système éducatif hérité de la période coloniale a longtemps eu un impact sur notre pays. En effet, depuis plusieurs années les différents pays africains se sont lancés dans la formation de cadres supérieurs au détriment de la formation professionnelle » a-t-elle déploré, avant d’ajouter avec regret : « Cette vision a relégué l’enseignement et la formation technique et professionnelle en dernier recours. » La représentante du gouverneur est donc convaincue que c’est « l’abandon de l’enseignement et de formation technique et professionnelle au profit de l’enseignement général qui est à l’origine de la crise de l’emploi connue aujourd’hui. »

Visite des stands

Pour illustrer ses propos, elle a rappelé que pour 8 000 postes disponibles dans la fonction publique, plus d’un million de candidatures ont été enregistrées au titre de l’année 2019 et 2020. Pour elle, cela témoigne clairement de l’ampleur du phénomène dont parle le présent salon. Ainsi, pour résoudre cette question, Mme Sangaré/Justine Ouédraogo a suggéré de reconsidérer la politique d’enseignement et de formation professionnelle adoptée en 2008. En fait, cette politique vise à favoriser l’orientation des jeunes vers l’auto emploi dans les secteurs économiquement porteurs. Eu égard de la pertinence et de l’importance du thème de ce salon, elle a félicité Job Booster pour cette initiative qui, selon ses propos, « vient rapprocher les populations de la formation professionnelle et de l’emploi. »

Des élèves en formation technique et professionnelle

« Le stage doit conduire à un emploi… »

Le coordonnateur de Job Booster, Barthélemy Kaboré, reste confiant qu’à l’issue de cette initiative, ils auront suffisamment de ressources pour mettre en place une « entreprise sociale » qui va fonctionner comme une organisation dont les bénéfices seront dégagés et exclusivement investis dans le but de créer des emplois décents pour la génération montante. Aussi, a-t-il fait savoir, qu’une des visions de cet atelier était d’établir un pont entre société civile-secteur privé et acteurs gouvernementaux afin de prendre des décisions concrètes pour les « fers de lance (jeunesse) ».

Le défi actuel est de mettre en place, dans un bref délai, un dispositif politique, juridique, financier, social, de manière à ce qu’il soit connu et accepté de tous ; que c’est l’entreprise qui doit être le centre de l’apprentissage des jeunes, de leur emploi et la consolidation des emplois. A cet effet, il a affirmé : « Le stage doit conduire à un emploi, un emploi existant doit être conduit à sa consolidation ».

Barthélemy Kaboré, coordonnateur national de Job Booster BF

L’enseignement général, une porte ouverte au chômage

Evariste Somda, participant à ce salon, a félicité et encouragé l’initiative de Job Booster à travers ses ateliers de dialogue entre les différents acteurs. Il demande aux autorités administratives d’accompagner la réalisation des recommandations issues de cet évènement. Il exhorte les politiques à « tourner le dos » à l’enseignement général qui, de son avis « est une porte ouverte au chômage » car, dit-il : « Nous sommes à l’ère de la pratique où l’on ne demande plus ce que tu sais faire (connaissances théoriques) mais de montrer ce que tu peux faire (connaissances pratiques). Il est temps que nous changions de mentalité et regardions la réalité ». Il conclut en disant que « l’éducation burkinabè doit être au diapason de l’évolution du monde ».

Quelques résultats engrangés par Job Booster

En deux ans d’intervention, la structure a facilité la création des cadres d’échanges régionaux et nationaux visant l’amélioration de l’environnement de l’EFTP ( Établissement de formation technique et professionnelle) et l’insertion des jeunes ; elle a permis de renforcer les capacités de plus de 800 acteurs (dirigeants et enseignants) de 41 centres d’enseignement et de la formation technique et professionnelle dont 6 centres bénéficiaires dans la région du Nord ; elle (structure) a facilité la formation d’environ 14 000 jeunes dans les différents domaines du solaire, etc. Avec ces résultats, le coordinateur national de Job Booster, Barthelemy Kaboré, se dit satisfait et affirme sans jambages : « Nos cibles seront atteintes cette année en dépit de la situation sanitaire. »[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Dofinitta Augustin Khan (Stagiaire)

Lefaso.net

Source : lefaso.net

Faso24

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