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Association des journalistes du Burkina : Les membres s’accordent une journée pour scruter le métier

Ils étaient plusieurs dizaines de journalistes, venus de l’ensemble du territoire national, et sur initiative de l’Association des journalistes du Burkina (AJB), à prendre part à cette journée de réflexion sur le journalisme au Burkina. C’était le mardi, 29 décembre 2020 au Centre national de presse Norbert Zongo, Ouagadougou.

La journée s’est déroulée sous forme de panels ficelés autour de plusieurs thèmes : « Amélioration de la situation sociale des journalistes : socle d’un journalisme éthique ? », « Quels stratégies et outils pour faire face aux atteintes de la liberté de la presse ? », « Le journaliste face aux groupes de pression : quelle résilience », « La liberté de presse dans les régions : le tour des régions ».

Vue partielle des participants

Pour camper le décor sur ces thèmes, Boukari Ouoba, journaliste et rédacteur en chef du bimensuel d’informations générales et d’opinions Mutations ; Aboubacar Sanfo, journaliste et secrétaire général adjoint du syndicat autonome des travailleurs de l’Information et de la culture (SYNATIC) ; Hamidou Traoré, journaliste au bimensuel L’Evénement ; le juriste Sibiri Eric Kam et Dr Salif Koala, journaliste et enseignant à l’Université de Ouagadougou.

« A l’issue des échanges, nous nous sommes rendu compte que les journalistes font face à diverses situations. Mais le début de solution ne viendra que dans notre capacité à nous montrer solidaires, les uns des autres », a justifié Guézouma Sanogo, président de l’Association des Journalistes du Burkina (AJB), modérateur des échanges.

De g.à d. : Aboubacar Sanfo, Guézouma Sanogo (président AJB), Boukari Ouoba (secrétaire général AJB) et Hamidou Traoré.

De son avis, il était donc important pour les journalistes d’accorder une journée pour mener la réflexion sur les difficultés que rencontrent les journalistes dans l’exercice de leur métier.

De la communication d’Aboubacar Sanfo, qui a fait la part belle à la crise que continuent de traverser les médias publics, on retient que les autorités ont opté de faire dans la valse des journalistes. « Au lieu de nous prêter oreille attentive, le gouvernement, à travers le ministre de la communication et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Remis Fulgance Dandjinou, a opté pour la répression », a-t-il affirmé.


Auscultant la vie du professionnel dans le privé, Hamidou Traoré fait ressortir que des journalistes « y vivent sous le diktat et le bon vouloir de patrons de presse ». Une situation qui a même conduit à une conférence de presse pour envisager la mise en place d’une faîtière, le 10 juin 2020 (Médias : Des journalistes de la presse privée dénoncent des conditions de travail « exécrables » – leFaso.net).

Dans les témoignages, les responsables régionaux de l’AJB ont partagé leur vécu au quotidien dans l’exercice du métier.

Cette journée, qui a également mis en exergue les forces du métier, a été une occasion pour resserrer les rangs et se donner un nouvel élan pour faire face aux défis qui se présentent au métier. Ce d’autant que le journalisme est un domaine dynamique et la rencontre se tenait dans un contexte de menaces de mort de journalistes, de leaders syndicaux et d’activistes.



O.H.L

Lefaso.net

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