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Bobo-Dioulasso : Hommes d’affaires et étudiants échangent à travers une journée de partenariat

La Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) a organisé le samedi 30 janvier 2021 à Bobo-Dioulasso, la journée du partenariat économique et scientifique. Cette journée a pour objectif de créer les conditions de collaboration entre le monde des affaires et le monde de la recherche et de la formation.

A l’occasion, les étudiants ont été sensibilisés sur l’entreprenariat. Il a été procédé également à la remise de prix aux lauréats du concours de développement d’application de rencontre d’affaires B to B lancé en 2020 par la CCI-BF. Ce sont trois binômes qui ont été primés pour ledit concours.

Le premier prix d’un montant de 2 000 000 Fcfa est revenu aux étudiants binômes en master II de l’Ecole supérieure de l’Informatique (ESI) de l’Université Nazi Boni, Souleymane Koné et Fousseni Seri. Les troisièmes ont reçu 200 000 Fcfa et les deuxièmes 300 000 Fcfa.

Photo de famille avec les lauréats du 1er prix du concours de développement d’application de rencontre d’affaires B to B lancé en 2020 par la CCI-BF

Selon Souleymane Koné, porte-parole des lauréats du premier prix, la particularité de l’application est le fait qu’il permet de générer le planning de rendez-vous individuel des participants pour une rencontre d’affaires B to B. Il estime également qu’ils ont été primés aussi parce que c’est une tâche complexe car au fur et à mesure que le nombre d’entreprises augmente, il y a des difficultés pour organiser ce planning.

Par ailleurs, il souligne que les hommes d’affaires gagnent beaucoup avec cette application en ce sens qu’ils peuvent voir comment traiter ensemble les marchés selon les besoins de chacun.

Souleymane Koné, porte-parole des lauréats du premier prix du concours de développement d’application de rencontre d’affaires B to B lancé en 2020 par la CCI-BF

Comme l’indique le représentant de la CCI-BF, Juste Siriac Nacanabo, la Chambre de Commerce est un établissement public qui défend les intérêts du privé, et cette journée est pour eux une opportunité de rapprocher le savoir du besoin. Il estime de ce fait qu’il faut de nos jours des compétences pour mieux conduire leurs affaires et c’est ce qu’ils essaient de faire à travers cette rencontre.

Juste Siriac Nacanabo, représentant de la CCI-BF

De la nécessité de s’orienter vers l’entrepreneuriat

Il fait également remarquer qu’il y a eu près d’un million de candidatures pour 400 postes à pourvoir, ce qui signifie que l’Etat ne peut pas être le seul employeur. D’où la nécessité de s’orienter vers l’entrepreneuriat. Ce cadre peut donc permettre déjà aux étudiants d’avoir des idées pour mieux s’orienter.

Les participants

Le directeur général de la CCI-BF, Issaka Kargougou, pour sa part estime qu’ils ont le devoir de conjuguer leurs efforts pour que les étudiants s’imprègnent des réalités du monde des professionnels. Et pour cette matinée, il s’agit donc d’échanger avec eux pour recueillir leurs préoccupations et d’organiser leur capacité en termes d’accueil de stages. Aussi, à travers ce concours, ils ont vu que les étudiants ont du talent et par conséquent, ils n’ont pas eu besoin de faire recours à des experts internationaux.

Pour cela, dit-il : « Nous félicitons les lauréats et leurs encadreurs et nous continuerons cette collaboration avec les lauréats pour que l’application soit de pointe et si possible leur proposer des partenariats à l’international pour vulgariser ce logiciel B to B ».

Issaka Kargougou, directeur général de la CCI-BF

Quant à Younoussa Millogo, représentant de l’Université Nazi Boni, il a tenu à remercier la Chambre de Commerce d’avoir initié cette rencontre d’échanges entre le monde universitaire et le monde des affaires et en lançant un concours mettant en avant le savoir-faire informatique d’étudiants.

De son point de vue, grâce à ce concours, des étudiants de master ont pu produire un logiciel qui répond aux attentes de la Chambre de Commerce, qui permet de gérer des plans d’affaires permettant à celle-ci de n’avoir pas eu recours à des expertises extérieures. Cela prouve donc qu’il y a des compétences sur place qu’il faut à son avis trouver des mécanismes pour les promouvoir et faire confiance aux structures de formation.

Haoua Touré

Lefaso.net

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