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Lutte contre le terrorisme : Le Burkina Faso a la quête d’une nouvelle personnalité

Depuis 2015, le Burkina Faso est plongé dans une situation sécuritaire dont les responsables peinent à trouver des solutions. Non pas que les burkinabè n’ont pas les ressources humaines mais à la tête du pays, certains sont en panne. Une situation qui prive, les burkinabè de l’une de leurs libertés fondamentales, celle d’aller et de venir librement. Face à la situation, l’État semble désemparer. Malgré les efforts, la situation n’a pas cessé de se détériore. Le mal est profond. Que faire pour rompre avec ce cycle infernal de la violence. La solution n’est pas simple mais elle est à notre portée. Pour y arriver, il faut une nouvelle personnalité.    

Plongé depuis 2015 dans une situation d’insécurité, le Burkina Faso peine à s’en sortir malgré les refrains de tous les jours. On va mettre les moyens pour lutter contre le fléau. 6 ans après, le constat sur le terrain n’augure pas des jours meilleurs face à la détérioration de la situation sur le terrain. Avec la situation qui continue de perdurer, il est temps de quitter les salons calfeutrés et les rencontres folkloriques pour s’attaquer au mal. Un mal que certaines études ont décelé depuis longtemps. Mais comme au Burkina Faso, les rapports font faits pour être déposé dans les tiroirs et passé à autre chose, on continue de patauger.

En réalité la solution dans cette crise viendra des burkinabè eux-mêmes, à condition qu’ils acceptent d’avoir une idée précise de la direction à prendre pour leur pays.  Certains travaux ont révélé le rôle marginal de la variable idéologique en tant que causes de recrutement devant d’autres raisons soient socioéconomiques ou sécuritaires. Ses travaux sont déposés dans les tiroirs de certains départements ministériels dont les responsables refusent d’exploiter pour tirer la substance afin de faire face à la situation.

En effet, certains responsables ont  longtemps traité le terrorisme sous l’angle complotiste avant de se résoudre à comprendre qu’il fait face à des pathologies sociales. Une telle situation est propice aux propagandes dé-socialisantes creusant le fossé entre l’État, ses démembrements et les populations. Avec cette situation, l’état a voulu au début mettre toutes ses forces sur le plan militaire croyant pouvoir apporter des réponses.

Erreur, la situation s’en enlise de plus en plus. Cet enlisement de la situation a été cette incapacité de l’état à appréhender la situation comme un phénomène qui est à la fois politique et social. Et les initiatives devraient être basées au départ sur cette compréhension du phénomène. Une de toutes premières difficultés que l’état n’a pas pu cerner.

En plus de cette erreur, l’état a manqué sur toute la ligne concernant la coordination des initiatives.  Certains responsables chargés de la mise en œuvre des réponses face à l’insécurité ont travaillé en vase clos. Par exemple, des structures sont nées pour le rétablissement de la paix dans certaines zones sans la moindre coordination depuis le sommet. Cette floraison a créé des rivalités sur le terrain. Ce qui peut jouer sur leur efficacité. Ces éléments sont visibles sur le terrain et l’état doit revoir sa stratégie. Et si vraiment, il a une stratégie. Donc il est important qu’il s’y mette au lieu de continuer le djandjoba sur le terrain. La situation est sérieuse sur le terrain.

Devant ce mal profond, nos responsables doivent se ressaisir pour mieux  reformuler les actions pour face à la situation. Il doit rapidement se doter d’une stratégie holistique et cohérente contre le fléau. Pour y arriver, il faut réformer le secteur de la sécurité. Cette réforme a été soulignée dans plusieurs rapports. Voilà où réside notre problème de quête de personnalité. Et elle ne doit pas être uniquement une affaire de militaires seulement il faut aussi intégrer  les civils.

Dans une nouvelle stratégie contre ce fléau, il faudra  une meilleure articulation entre les différentes actions qui concernent le développement, le renforcement de la cohésion sociale et l’amélioration de la bonne gouvernance.  La protection civile doit être la première priorité des forces armées. Ce qui permettra de ne plus avoir pour  mission de donner  le nombre de terroristes abattus mais plutôt le nombre de villages défendus.

Mieux, les responsables doivent mettre l’accent sur l’utilité de l’État pour les populations et non sur la visibilité des symboles en particulier dans les zones reculées du pays. Pour sortir de cette situation, il nous faut une personnalité.  

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