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Contrebande de cigarettes au Sahel : un rapport de l’ONU blanchit Apollinaire Compaoré

Un rapport à mi-parcours du groupe d’experts sur le Mali, avait, dans sa rubrique « Commerce irrégulier et trafic de cigarettes », mentionné le nom de l’entreprise burkinabè SOBUREX dans une activité de trafic illicite de cigarettes, alimentant des groupes terroristes. Les tapages médiatiques qui s’en sont suivi, avec les sorties de l’ONG Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) ont vite fait de traiter le patron de ladite société, Apollinaire Compaoré, de « contrebandier ». Finalement, le dernier rapport des experts de l’ONU publié le 6 août 2021 et dont Sidwaya a obtenu copie, disculpe le président du patronat burkinabè.

L’homme d’affaires, Apollinaire Compaoré, ne traite pas avec des groupes terroristes. Son entreprise de commercialisation de cigarettes, SOBUREX, exerce ses ventes, selon la règlementation. C’est ce qui est ressorti du rapport final du groupe des experts de l’ONU pour le Mali, publié le 6 août 2021 et dont Sidwaya a obtenu copie. En effet, l’affaire de trafic illicite de cigarettes alimentant des groupes terroristes dans la bande sahélienne a de nouveau connu un rebondissement. Cette fois-ci, c’est le rapport final du groupe des experts de l’ONU pour le Mali qui donne des précisions plus claires et détaillées sur le dossier. Ce document a purement et simplement lavé l’homme d’affaires burkinabè, Apollinaire Compaoré, de tout soupçon de fraude et de contrebande. Il précise à la page 77, que l’homme, le président du Patronat burkinabè, qui avait depuis le début, nié les faits à lui reprochés, est rétabli dans ses droits.

Mieux, ce rapport final des experts rejette le contenu de la publication de l’ONG Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP) qui attestait que c’est un document onusien qui avait taxé M. Compaoré de « contrebandier ». Cette situation, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salives, est partie du fait que des experts avaient mentionné dans leur rapport à mi-parcours, qu’un lot de cigarettes de marque American Legend (marque commercialisée par SOBUREX) a été saisie entre les mains de groupes armées au septentrion malien. Au regard de la gravité de ces «allégations, et autres écrits diffamatoires », susceptibles de nuire à la réputation de SOBUREX et de son patron, les services techniques de l’opérateur économique affirment avoir œuvré auprès des experts pour apporter les preuves que, « ni SOBUREX, ni son propriétaire ne sont mêlés à des activités illicites et encore moins liées à, des groupes terroristes ». SOBUREX conforme et légale Le rapport final a tenu expressément et sans équivoque à indiquer que les experts onusiens n’ont jamais qualifié Apollinaire Compaoré de « contrebandier ». Toutefois, il souligne que les produits de SOBUREX ont pu « malencontreusement » tomber entre les mains de personnes qui pratiquent la contrebande. Ce qui écarte tout de même Apollinaire Compaoré de tout lien avec des groupes terroristes. « Ce dernier rapport est la preuve tangible que M. Compaoré est blanc comme neige », explique le résumé parvenu à la rédaction de Sidwaya. Toujours dans la dynamique de restituer la vérité, les experts ont tenu à faire une rectification d’importance capitale. Ils expliquent qu’en lieu et place du mot « contrebande», que certains écrits leur attribuent, ils ont plutôt parlé de « la conformité légale de SOBUREX, permettant la poursuite du transfert des cigarettes vers Markoye ». Ce qui signifie en d’autres termes, que l’activité de transport (transit) des produits de SOBUREX vers l’entrepôt sous-douane de Markoye au Burkina Faso est conforme et légale. Pour l’équipe d’experts travaillant avec M. Compaoré, ce rapport vient dissiper un écran de fumée qui avait tendance à ternir l’image d’un homme d’affaires averti et respectueux de la réglementation en matière commerciale. Et la bonne foi de l’opérateur économique qui, depuis le début des « accusations », se débattait pour prouver aux yeux du monde son innocence, a contribué également à le disculper.

Une série d’erreurs humaines Cette affaire tire sa source d’une série d’erreurs humaines comme l’a précisé les services techniques de SOBUREX. Car, en 2018, sur les documents douaniers qui accompagnaient le transit des marchandises de SOBUREX, le transitaire de l’entreprise a marqué par erreur, des pays étrangers comme destination des produits. Pourtant, il devrait tout simplement indiquer l’entrepôt sous-douane de Markoye en territoire burkinabè. Ainsi, après explications devant les experts, ces derniers ont reconnu qu’il s’agissait d’une erreur de la part du transitaire. Ce qui signifie que la régularité des activités de SOBUREX n’est pas mise en cause. Aussi, le rapport a fait remarquer que l’un des Maliens reconnus par l’ONU comme terroriste et chez qui des lots de cigarettes American Legend ont été saisis, n’a finalement aucun lien ni avec SOBUREX, ni avec Apollinaire Compaoré. Et les services techniques de M Compaoré de préciser, que si ce dernier a pu se procurer des cigarettes American Legend provenant de SOBUREX, cela a dû se faire par des manœuvres officieuses, dont l’individu lui seul connaît les secrets. Sinon, il ne s’agit donc pas d’un partenaire officiel de SOBUREX. Tout porte à croire, que ce long feuilleton qui a fait les choux gras de certains médias, tire à sa fin, même si on a connaissance que sur la base d’accusations de connivence avec des groupes terroristes, une organisation de la société civile a déposé une plainte au tribunal.

Synthèse de Wanlé Gérard COULIBALY

Source : Rapport final du Groupe d’experts créé en application de la résolution 2374 (2017) du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

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