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CENI : objectif, 2022

Après avoir reçu « l’onction » du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré, lors d’une audience, le mardi 17 août dernier, Elysée Ouédraogo, le nouveau président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), poursuit ses « visites de courtoisie ». En effet, les commissaires de la nouvelle équipe se sont rendus, une semaine plus tard, à la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME), à l’Alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) et au Conseil national des Organisations de la société civile (CN/OSC) pour se « présenter à ceux qui les ont désignés pour les représenter ».

Cette démarche du successeur de Newton Ahmed Barry qui va se poursuivre avec l’Eglise catholique, la Communauté musulmane, la Chefferie coutumière et le Chef de file de l’opposition politique (CFOP) revêt un intérêt capital. Et pour cause, au regard des tensions qui ont émaillé le processus de désignation des commissaires et de l’élection du président et de ses vice-présidents, il importe, avant d’entrer dans l’organisation des prochains scrutins, de rassurer les différents acteurs que la mini-crise est désormais un lointain et mauvais souvenir. Bien plus, Elysée Ouédraogo et son équipe, en recensant les préoccupations de leurs mandants, rassurent ceux avec qui ils seront appelés à travailler durant tout leur mandat, qu’ils sont à leur écoute.

Au sortir des différents entretiens, il ressort que les préoccupations qui se résument à la cohésion au sein de la CENI, le professionnalisme, l’impartialité, la transparence, la rigueur dans les opérations électorales et la com-munication « équitable » avant l’ensemble des composantes de la classe politique, ne sont pas la mer à boire. Mieux, en plus de prendre note de ces attentes, ces sorties installent un climat de confiance, préalable indispensable à une bonne collaboration tout au long des cinq prochaines années. C’est dire que la nouvelle CENI sait désormais ce qui l’attend et n’a pas droit à l’erreur.

A moins d’un an des prochaines élections municipales, Elysée Ouédraogo est attendu au pied du mur, surtout que son prédécesseur a été échaudé par quelques ratés constatés dans l’organisation des derniers scrutins couplés. Elections de proximité et donc de tous les enjeux, les municipales sont plus sujettes à contestation parce qu’elles portent en elles-mêmes, les germes de crise pré ou postélectorale, au regard de la diversité et du nombre des acteurs en lice. Dans un contexte sécuritaire difficile, l’organe électoral ne manquera pas de difficultés à moins qu’il ait la chance que les acteurs politiques et de la société civile parlent le même langage (dialogue politique) en s’accordant sur l’essentiel au plus vite pour lui donner le temps de mieux préparer les prochaines opérations électorales. Tel un baptême de feu, les élections municipales de 2022 constitueront le premier test grandeur nature auquel la nouvelle équipe n’a pas intérêt à échouer. Il reste à espérer qu’elle bénéficiera, au moment venu, des promesses d’ac-compagnement en prières et en sensibilisation récoltées le long de ses visites dites de courtoisie.

Jean-Marie TOE

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