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Li Jian, ambassadeur de Chine au Burkina Faso : « Le vaccin est une arme importante contre la COVID-19 »

Dans le cadre de la coopération médicale, la Chine va offrir dans les prochains jours, 400 mille doses de vaccin au Burkina Faso pour lutter contre la COVID-19. L’ambassadeur de Chine au Burkina, Li Jian, dans cette interview, évoque, entre autres, la qualité du vaccin chinois, l’élan de solidarité de son pays à l’endroit du Burkina dans le domaine sanitaire et la nécessité de se faire vacciner.

Sidwaya (S) : Pourquoi avoir choisi le Burkina Faso comme bénéficiaire du don de vaccin chinois ?

LI Jian (L. J.) : Le gouvernement chinois suit de très près la situation épidémique au Burkina Faso et attache une grande importance au besoin actuel en vaccin du pays. A la demande du gouvernement burkinabè, le gouvernement chinois a décidé de fournir au Burkina Faso 400 000 doses de vaccin inactivé et les seringues assorties, fabriqués par la China National Pharmaceutical Group Co., Ltd. (SINOPHARM). La Chine et le Burkina Faso sont de bons frères et de fidèles partenaires qui compatissent aux douleurs de l’un et de l’autre. Depuis le début de l’épidémie, la Chine et le Burkina Faso s’entraident et surmontent les difficultés par la solidarité et la coopération. L’amitié entre les deux pays a été mise à rude épreuve, mais elle a été résiliente, s’est sublimée et cela est très précieux. Lorsque la Chine traversait les moments les plus difficiles de sa lutte, nos amis burkinabè nous ont exprimé leur soutien de diverses manières, et nous ne l’oublierons jamais. Depuis l’apparition du premier cas confirmé de la COVID-19 au Burkina Faso, tout en surmontant sa pression interne en matière de prévention et de contrôle de la maladie, la Chine a fourni une aide dans la mesure de ses capacités en termes de fonds, de matériels et de technologie. Ce don de vaccin est encore une fois, un témoignage de la consolidation et de l’amélioration continue des relations amicales entre la Chine et le Burkina Faso. C’est une mesure importante et majeure de la Chine dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique et dans la mise en œuvre du principe de sincérité envers l’Afrique. Cela constitue un signe important montrant que la coopération antiépidémique entre les deux pays est entrée dans une nouvelle étape et qu’elle a atteint de nouveaux sommets. Nous espérons sincèrement que les vaccins chinois pourront jouer un rôle positif dans l’exécution du plan national de vaccination et dans la lutte contre l’épidémie au Burkina Faso et contribuer comme il se doit au retour à la normale du développement économique et social du pays.

S : De nombreuses personnes à travers le monde sont sceptiques quant à l’efficacité des vaccins. Que leur répondez-vous ?

L. J. : Un vaste essai clinique de phase 3 dans plusieurs pays a montré que deux doses, administrées dans un intervalle de 21 à 28 jours, ont une efficacité de 79 % contre l’infection, 14 jours ou plus après la deuxième dose. Même si l’infection survient après la vaccination, le risque de maladie grave ou de décès sera considérablement réduit. Selon les experts, bien que le virus ait muté à plusieurs reprises, aucun changement fondamental n’est intervenu et les vaccins validés par l’OMS, dont celui de SINOPHARM, sont toujours efficaces. Les points de vue selon lesquels « les vaccins sont inutiles » sont indéfendables. Cependant, il convient de noter que les vaccins sont comme des gilets pare-balles et des casques de protection dans la lutte contre le virus. Ils réduisent les risques de blessures et de décès, mais nous ne devons pas nous exposer dans des endroits à haut risque simplement parce que nous portons les gilets pare-balles et les casques. Nous devons toujours respecter les mesures-barrières, comme le port du masque, la distanciation physique, le lavage des mains, l’hygiène respiratoire en cas de toux ou d’éternuement, la limitation des rassemblements, etc.

S : Qu’en est-il des effets secondaires du vaccin chinois ? Les citoyens burkinabè peuvent-ils l’utiliser sans crainte ?

L. J. : Comme tout autre vaccin, le vaccin inactivé chinois peut provoquer certains effets indésirables fréquents, tels que la douleur, le gonflement et la démangeaison au point d’injection. Il peut aussi avoir de la fièvre, des malaises, des nausées, des maux de tête ou encore des douleurs musculaires chez très peu de personnes. À l’heure actuelle, aucun effet indésirable grave lié au vaccin chinois n’a été signalé en Chine. Le gouvernement chinois a toujours donné la priorité à la sécurité du vaccin. Les vaccins chinois sont soumis à des règles de gestion très strictes tout au long du processus de recherche et de développement, de test, d’approbation, de commercialisation, de stockage, de transport et de vaccination. En mai dernier, l’OMS a autorisé l’utilisation d’urgence du vaccin de SINOPHARM contre la COVID-19, permettant ainsi son déploiement à l’échelle mondiale. Depuis leur homologation, les vaccins inactivés chinois sont devenus un bien public mondial.

La Chine a fourni plus d’un milliard de doses de vaccin à plus de 100 pays et organisations internationales. Les vaccins chinois ont acquis une bonne réputation au sein de la communauté internationale et sa sécurité est largement reconnue. Plus de 100 pays ont approuvé l’utilisation des vaccins chinois et des milliers de personnes à travers le monde donnent leur confiance aux vaccins chinois en les recevant. Le vaccin anti COVID-19 est nouveau et je comprends bien les inquiétudes des Burkinabè à l’idée de le recevoir. En Chine, les ressortissants burkinabè ayant l’âge requis peuvent recevoir gratuitement le vaccin chinois. Conformément au principe de réciprocité, les ressortissants chinois résidant au Burkina Faso seront également pris en compte dans le programme de vaccination contre la COVID-19 au Burkina Faso après l’arrivée du vaccin chinois, ce que de nombreux ressortissants chinois au Burkina Faso attendent avec impatience.

Le personnel de l’ambassade de Chine recevra également le vaccin chinois au Burkina. Je voudrais vous rappeler en particulier qu’afin d’économiser l’espace de stockage et de transport, un flacon de 1,0 ml contient deux doses (0,5 ml par personne parfois), ce qui signifie qu’un flacon est destiné à administrer deux personnes avec deux seringues. Je voudrais également inviter nos amis des médias à diffuser largement cette information afin d’éviter les erreurs dans l’opération.

S : Quelle est la différence entre le vaccin chinois et ceux d’Astra Zeneca, de Johnson & Johnson qui sont déjà disponibles au Burkina Faso ?

Ce lot de vaccins fourni par la Chine au Burkina Faso sont des vaccins à virus inactivé développé par le groupe SINOPHARM, alors que Johnson & Johnson et Astra Zeneca sont des vaccins à vecteur adénovirus. Ils ont différents mécanismes d’action, différentes techniques de fabrication et différentes méthodes d’utilisation. Par exemple, les vaccins de SINOPHARM et Astra Zeneca nécessitent deux injections tandis que celui de Johnson & Johnson ne nécessite qu’une seule injection. Il n’y a actuellement aucune conclusion sur la différence d’efficacité et de sécurité, mais ce sont tous des vaccins approuvés par l’OMS et sont par conséquent tous des « gilets pare-balles » fiables.

S : N’avez-vous pas de craintes que les vaccins n’intéressent pas grand monde dans la mesure où les Burkinabè font preuve de réticence ?

L. J. : Certes, beaucoup de gens hésitent à se faire vacciner. A mon avis, nous devons croire à la science. La pandémie n’est pas encore terminée et la campagne de vaccination se poursuit progressivement dans le monde entier. De nombreux experts ont déclaré que la meilleure façon de se protéger de la COVID-19 est de se vacciner. La vaccination peut réduire le taux contamination, de maladie grave et de mortalité. Plus il y a de personnes vaccinées, plus il y aura de personnes immunisées et plus il sera possible de contrôler la propagation du virus dans la masse.

En Chine, la vaccination est la stratégie principale pour prévenir et contrôler la COVID-19. Les chinois sont en train d’être vaccinés activement. Dans la plupart des régions chinoises, le risque d’infection est très faible, mais de plus en plus de gens considèrent la vaccination comme un devoir civique à accomplir afin de contribuer à éviter la propagation du virus. Nous saluons le travail inlassable du gouvernement burkinabè dans la sensibilisation et la mobilisation de la population autour de la campagne de vaccination dans le but de se protéger et protéger les autres. Mon pays reste disponible à accompagner le Burkina Faso afin de construire ensemble une barrière pour vaincre le virus.

S : Tout en prenant en compte le don de vaccin, à combien pouvez-vous chiffrer les apports de la Chine au Burkina Faso dans la cadre de la lutte contre la COVID-19 ? Quelle est la perspective de la coopération sanitaire entre les deux pays ?

L. J. : Au cours des trois dernières années, depuis la reprise des relations diplomatiques entre la Chine et le Burkina Faso, la santé a toujours été un des axes prioritaires de la coopération sino-burkinabè et a enregistré des progrès remarquables. Depuis l’apparition du premier cas confirmé de la COVID-19 au Burkina Faso en mars 2020, la partie chinoise y a accordé une grande attention et s’est mobilisée rapidement pour soutenir la partie burkinabè dans la lutte contre la pandémie par de multiples mesures.

La mission d’expertise médicale de lutte contre l’épidémie, première équipe du genre envoyée en Afrique par la Chine, est arrivée au Burkina Faso au moment où la situation était critique. Les experts chinois ont partagé, sans réserve, leurs expériences avec leurs collègues burkinabè à travers des séminaires, des échanges, des formations, des enquêtes et des visites de terrain. Le gouvernement chinois, des municipalités chinoises, des entreprises chinoises et des ressortissants chinois résidant au Burkina Faso ont aussi fait, à plusieurs reprises, des dons de matériels médicaux d’une grande quantité à la partie burkinabè. La partie chinoise a également organisé plus de dix vidéoconférences entre des responsables gouvernementaux et des experts médicaux des deux pays et a réalisé des projets des travaux urgents tels que la réhabilitation du centre d’isolement du CHU Yalgado-Ouédraogo.

Tous ces apports ont joué un rôle important dans l’amélioration du système de prévention et de contrôle de la pandémie au Burkina Faso et dans l’augmentation des capacités de protection et de traitement du pays. Désormais, la partie chinoise continuera à apporter un soutien au secteur de la santé du Burkina Faso. Premièrement, nous nous concentrerons sur la mise en œuvre des projets d’infrastructures. L’entreprise en charge de la réalisation du projet de construction du nouveau CHU à Bobo-Dioulasso sera très bientôt connue. Elle devra démarrer les travaux proprement dits sur le site dans peu de temps. La prochaine étape consistera à inclure le projet de rénovation du CHR de Koudougou dans la liste des priorités de coopération et à étudier la possibilité de construire des CSPS pour la partie burkinabè dans le cadre des engagements nationaux du Président du Faso.

Deuxièmement, nous allons améliorer le mécanisme de coopération. Le premier hôpital affilié à l’Université des sciences et des technologies de Chine, le CHU de Tengandogo du Burkina Faso a été identifié pour établir un jumelage. La partie chinoise s’engage à apporter un soutien continu en termes de partage d’expériences, de consultation à distance, d’échanges académiques, de dons de matériels et de formation de la ressource humaine. Troisièmement, nous allons renforcer l’assistance technique. L’équipe médicale chinoise continuera à faire des consultations gratuites dans les villages et élargira son rayon d’actions tout en améliorant le mécanisme de travail afin de fournir des garanties plus solides pour la santé de la population.

Quatrièmement, nous allons consolider la coopération en matière de ressources humaines. Dans le cadre du projet de coopération en la matière entre les deux pays, plusieurs séminaires et formations sur la gestion hospitalière, la prévention et le contrôle des maladies seront mis en œuvre en ligne et lorsque les conditions le permettront, des fonctionnaires et des experts des départements de Santé et de contrôle des maladies de la partie burkinabè pourront prendre physiquement part à des ateliers en Chine afin d’échanger sur des questions telles que le développement du secteur médical et sanitaire.

S : Comment se fera la répartition des deux milliards de doses de vaccin que la Chine a promis au monde tout au long de cette année lors de la première réunion du Forum international sur la coopération en matière de vaccins contre la COVID-19, tenue le 5 août 2021 ?

L. J. : Le vaccin est une arme importante de l’humanité dans la lutte contre le virus de la COVID-19. Sur la question de la répartition de vaccins, la Chine adopte une position qui défend toujours la vie et la justice. Elle attache beaucoup d’importance au renforcement de la disponibilité et de l’abordabilité du vaccin au profit des pays en développement notamment les pays africains. Le vaccin doit maintenir sa première nature qui est qu’elle est un bien public international. Nous nous opposons fermement au nationalisme vaccinal et mettons nos efforts pour réduire le fossé vaccinal.

L’objectif est de promouvoir une répartition juste et raisonnable du vaccin dans le monde et d’aider les pays en développement comme le Burkina Faso à vaincre la pandémie le plus tôt possible. Sur les 2 milliards de doses que vous avez tantôt mentionnées, le taux d’exécution est déjà passé à 50%. À ce jour, la Chine a fourni plus d’un milliard de doses de vaccins et de solutions concentrées à plus de 100 pays et organisations internationales. Il existe trois voies principales pour la distribution du vaccin. Premièrement, par les dons bilatéraux. La Chine a apporté les dons en vaccins à plus de 60 pays. Ceux que nous offrons au Burkina Faso sont issus de cette voie. Deuxièmement à travers le mécanisme de COVAX.

En plus du don de 100 millions de dollars américains à la facilité COVAX, la Chine fera, au cours de cette même année, un autre don de 100 millions de doses de vaccins à des pays en développement. Troisièmement par l’exportation ou la coopération commerciale. Les vaccins chinois sont exportés dans plus d’une centaine de pays et leurs solutions concentrées ont aussi été exportées et utilisées dans la production autonome des vaccins en Afrique comme ce fut le cas en Égypte et au Maroc. Les 400 000 vaccins que nous apportons au Burkina Faso marquent un bon début dans la coopération vaccinale et augure de bonnes perspectives pour l’avenir. Nous continuerons de fournir nos soutiens à nos amis burkinabè dans tous les domaines pour aider à sauvegarder la santé de la population.

S : Comment la Chine entend t-elle agir contre « la politisation du traçage de l’origine de la COVID-19 » ?

L. J. : J’aimerais souligner que la Chine attache beaucoup d’importance et participe activement à la coopération internationale du traçage scientifique du virus de la COVID-19. Dans l’esprit de science, d’ouverture et de transparence, la Chine a invité par deux fois les experts de l’OMS à mener des études en Chine. A l’issue de cette étude, ils ont conclu que l’hypothèse d’une fuite de laboratoire est hautement improbable. Mais certains pays occidentaux rejettent arbitrairement la conclusion de l’étude indépendante de l’OMS et demandent de refaire une autre recherche, visant des laboratoires en Chine. C’est une présomption de culpabilité nette et claire.

Alors que des suspicions planent sur plus d’une centaine de laboratoires biologiques domestiques ou étrangers de certains pays occidentaux, ces derniers ne donnent aucune explication pour répondre à la préoccupation internationale et préfèrent commander leurs agences de renseignement de produire en moins de 90 jours un rapport incriminant la Chine. Le monde entier sait qui manque de transparence, qui est hostile à la coopération et qui est apte à politiser à tout prix la question du traçage du virus. Plus de 80 pays ont écrit au Directeur général de l’OMS, fait des déclarations ou envoyé des notes diplomatiques pour exprimer leur objection quant aux pratiques de politisation et demander la préservation du rapport de l’équipe conjointe OMS-Chine.

Plus de 300 partis politiques, organisations de la société civile et think-tanks de plus de 100 pays et régions ont soumis au Secrétariat général de l’OMS une déclaration conjointe exprimant leur opposition à la politisation de l’identification de l’origine du virus. Cela montre que toute tentative de salir l’image de la Chine en politisant la question du traçage est impopulaire et ne contribue en rien à la cause de l’humanité pour vaincre le virus.

S : En Chine, la vaccination de masse avance bien. Quel est votre secret ? En tant que Chinois, êtes-vous satisfait du leadership du PCC dans la lutte contre la pandémie de votre pays ?

L. J. : La Chine a débuté la vaccination contre la COVID-19 depuis le 22 juillet 2020. Depuis lors, toutes les autorités locales, sous la direction du Parti communiste chinois, se mobilisent sur une grande échelle pour la promotion et l’organisation de la campagne de vaccination. La population, se rendant compte de l’importance de la vaccination, se fait vacciner avec enthousiasme. Actuellement, la Chine a déjà injecté plus de 2.1 milliards de doses et plus d’un milliard de personnes ont déjà reçu une vaccination complète, c’est-à-dire l’ensemble des deux doses requises.

C’est un franc succès qui résulte des efforts déployés par le gouvernement chinois en matière de vaccination, mais aussi des avantages du système politique chinois avec comme noyau le Parti communiste chinois. Cette année marque le centenaire de la fondation du Parti communiste chinois. Le PCC a prouvé, au cours des 100 ans écoulés, qu’il est un parti qui représente les intérêts fondamentaux du peuple, un parti qui a une grande capacité d’organisation et de mobilisation, un parti qui reste aux avant-postes devant les dangers et difficultés, un parti qui préconise la science et la coopération.

Et c’est aussi pourquoi le parti a obtenu la confiance du peuple chinois et le soutien des pays du monde entier. Face à l’épidémie qui s’est avérée être la plus dangereuse crise depuis la fondation de la République populaire de Chine, le PCC et le gouvernement chinois, tout en accordant la priorité absolue à nos peuples et à leur vie, ont pris des mesures rapides et efficaces. Le Secrétaire général chinois Xi Jinping a personnellement pris les commandes et, avec lui la nation tout entière, la Chine a rapidement commencé une guerre populaire contre le virus. Des centaines de milliers de membres du parti se trouvent en avant-poste afin de mobiliser la population et ainsi consolider la ligne de défense contre le virus.

Cela a permis un contrôle rapide de l’épidémie. En même temps, les autorités chinoises ont déployé des efforts considérables pour relancer la production et restaurer l’ordre de vie quotidienne de la population. Avec les efforts consentis, la Chine a obtenu une victoire décisive contre la pandémie, une victoire approuvée par le peuple chinois tout entier et elle s’est ainsi érigée en exemple pour la communauté internationale et a renforcé la confiance du monde de vaincre cette pandémie.

Propos recueillis par Karim BADOLO

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