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Suspension des opérations foncières à Saaba

La question foncière et particulièrement des lotissements continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive dans la commune de Saaba, à la lisière Est de Ouagadougou. En effet, Kantigui est tombé sur un communiqué conjoint du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et de celui de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville, précisant que conformément à une rencontre tenue le 27 août 2021 et en attendant les résultats des travaux de l’inspection technique, « toutes les opérations foncières entreprises par la Société nationale d’aménagement de terrains urbains (SONATUR), en collaboration avec la commune de Saaba, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre ».

Cette décision, a cru comprendre Kantigui, est liée aux contestations des populations de la localité, installées dans la zone SONATUR de Kalsin et devant être relogées sur une trame d’accueil aménagée à cet effet, en collaboration avec la commune de Saaba. Sauf que, a-t-on signifié à Kantigui, les populations estiment que les parcelles sont insuffisantes et surtout trop petites (150m²). Kantigui espère que cette suspension et les résultats des travaux de l’inspection technique permettront de tirer les choses au clair, afin de trouver une solution définitive au problème.

La ceinture verte de Ouaga primée à Paris

Les initiatives burkinabè en matière de promotion de l’environnement et d’un cadre de vie décent commencent à récolter des lauriers à l’international. Selon une source de Kantigui, dans le cadre des « Grands prix ESSEC de la ville solidaire et de l’immobilier responsable », la commune de Ouagadougou a été honorée. Selon les informations qui lui sont parvenues, c’est le Projet de revalorisation de la Ceinture verte de la ville de Ouagadougou qui est retenu dans la catégorie Prix ville africaine solidaire et durable. Aux dernières nouvelles, le maire de la capitale, Armand Pierre Béouindé, « himself », a fait le déplacement de Paris en France à la tête d’une délégation, pour recevoir le trophée, le lundi 13 septembre dernier.

Ce prix, a-t-on expliqué à Kantigui, distingue les projets ou réalisations d’Afrique francophone qui intègrent les dimensions durables et solidaires et qui améliorent l’environnement local à court, moyen et long terme, tout en favorisant la lutte contre l’exclusion et la participation citoyenne. Kantigui se réjouit de cette reconnaissance internationale du projet de Ceinture verte, d’autant plus qu’elle annonce plusieurs financements structurels notamment de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et de l’Union européenne.

Quatre partis politiques en cours de fusion avec le MPP

Après l’euphorie des élections couplées de novembre 2020, les choses bougent dans les états-majors des partis politiques, au regard de la reconfiguration sur la scène politique nationale. Ainsi, il est tombé dans l’oreille de Kantigui que le parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), s’apprête à absorber quatre partis politiques d’idéologie social-démocrate. Il s’agit de l’Union pour la république (UPR) de Toussaint Abel Coulibaly, du Parti social du Burkina (PS-Burkina) de Boubacar Balima, de la Convergence patriotique pour la renaissance/Mouvement progressiste (CPR-MP) de Evariste Yogo et de l’Alliance des jeunes pour l’indépendance et la république (AJIR) de Aboubacar Gansonré (précédemment présidé par Adama Kanazoé). Le sujet, a-t-on soufflé à Kantigui, a été discuté lors de la session du Bureau politique national (BPN) du MPP, le 11 septembre dernier.

« Après examen du rapport à travers de pertinents échanges, le BPN a marqué son accord pour la fusion-absorption des quatre partis politiques », a précisé la source de Kantigui. Elle a ajouté que le processus connaîtra son terme lors du prochain congrès du MPP prévu du 24 au 26 septembre 2021, avec la fusion. Cette fusion-absorption se déroule au même moment que le projet de fusion entre l’Union pour la renaissance/parti sankariste (UNIR/PS), de Me Bénéwendé Sankara, le Mouvement patriotique pour le salut (MPS) du Pr Augustin Loada, le Mouvement pour la cause du Faso (FASOKOOZ) de Serge Dao, de l’Union pour la renaissance démocratique/Mouvement sankariste (URD/MS) de Alphonse-Marie Ouédraogo et de la Convention des patriotes et progressistes/Faso baara (CPP/FB) de Siaka Barro, constate Kantigui.

Reprise du dialogue politique les 27 et 28 septembre prochain

Suspendu en juin dernier par l’Opposition politique, le dialogue politique, initié depuis 2019 par le président du Faso, reprend du service. En effet, il est parvenu à Kantigui que les travaux s’inscrivant dans ce cadre reprennent les 27 et 28 septembre 2021. Kantigui se souvient que des sujets d’intérêt national étaient inscrits à l’ordre du jour des travaux, notamment la révision à minima du Code électoral, la situation sécuritaire, les élections municipales, le coût des élections, la réorganisation de l’administration territoriale… Kantigui se réjouit de cette reprise et souhaite que toutes les parties prenantes s’investissent afin que sortent de ce dialogue, de pertinentes résolutions dans l’optique de la consolidation de notre démocratie et de l’état de droit.

Double meurtre à Kantchari : cinq personnes mises en examen

La semaine dernière, Kantigui se faisait l’écho de ce que le dimanche 5 septembre 2021, un berger âgé de 12 ans a été tué par un agriculteur à Boudiéri (localité située entre Kantchari et Diapaga), parce que son troupeau s’est retrouvé dans le champ de son bourreau. Après ce forfait, le meurtrier de l’adolescent, hospitalisé à Kantchari a lui aussi été tué dans le Centre médical de Kantchari. Dans un communiqué du procureur du Faso près le Tribunal de grande instance (TGI) de Diapaga, Kantigui a appris qu’il a été conduit au Centre médical sous la surveillance du commandant de brigade, d’un de ses éléments et accompagné d’un parent du suspect pour des soins avant son audition, parce qu’il est arrivé, amputé du pouce gauche à la gendarmerie.

« Y étant, un groupe de trois personnes fait irruption ; alors que le blessé ressortait et contre toute attente, un du groupe le rouait de coups de bâton, les deux autres en faisaient autant avec des cailloux. C’est ainsi qu’il a été battu à mort. Son accompagnant quant à lui a pu prendre la fuite.», précise le communiqué. Aux termes des investigations, a pu lire Kantigui, 11 personnes ont été auditionnées, cinq interpellées et gardées à vue pour leur participation et/ou implication dans la survenance de ces évènements malheureux. Ces personnes ainsi interpellées ont été déférées au parquet du TGI de Diapaga, le 13 septembre 2021 et une information judiciaire ouverte contre elles. Elles ont été mises en examen pour assassinat, complicité d’assassinat, tentative d’assassinat, de rébellion et d’assistance aux criminels. Kantigui se joint au procureur pour appeler les Burkinabè à éviter de se rendre justice.

Commune de Ouagadougou : 418 ouvriers sans salaire

Leur cri du cœur est remonté jusqu’à Kantigui : 418 ouvriers de la commune de Ouagadougou, autres que la brigade verte, n’auraient plus de salaire depuis février 2021. Selon la source de Kantigui, la situation d’incertitude de ces ouvriers date de depuis plusieurs années. En août 2019, le conseil municipal s’est finalement réuni en session extraordinaire et a créé une commission ad hoc en vue d’examiner leur situation administrative. Au finish, elle avait décidé de régulariser leur situation. Depuis lors, silence radio ! Les plaignants, a appris Kantigui, auraient adressé une correspondance aux conseillers municipaux, afin qu’ils demandent des comptes au maire dans la mise en œuvre des recommandations de la commission ad hoc. « La mairie tente de se dédouaner en affirmant que ce sont des ouvriers occasionnels.

Pouvons-nous qualifier d’occasionnel, un ouvrier qui exerce depuis 1995 et de manière permanente, du lundi à samedi, avec un salaire mensuel régulièrement payé ? », s’est interrogée l’interlocuteur de Kantigui. Il en veut pour exemple, le cas du plus ancien des ouvriers qui exerce au rond-point de la Patte d’Oie depuis 1994. Non déclaré à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ce dernier, a expliqué la source de Kantigui, toucherait le même salaire « dérisoire » depuis 26 ans. Kantigui appelle la commune à prendre cette situation à bras-le-corps, notamment en cette rentrée scolaire où les besoins sont réels et énormes.

Kantigui

[email protected] (+226) 25 31 22 89

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