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Insécurité au Burkina : « Il faut pister les motos utilisées par les terroristes », Nassourou Guiro, société Civile

Dans un communiqué, en date du 23 septembre 2021, le procureur du Faso, annonçait une enquête relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Acteur de la société civile, Noussourou Guiro réagit au micro de l’InfoH24.Info et invite l’Etat à s’attaquer aux trafiquants en moto.

L’InfoH24.info :  Dans quel état d’esprit avez-vous accueilli le communiqué du procureur du Faso ?

Nassourou Guiro : J’ai lu le communiqué avec beaucoup d’intérêt. On savait que depuis longtemps des hommes armés avaient un lien avec la contrebande de carburant ; et je l’avais annoncé dans un article paru dans Le quotidien, il y a de cela 4 mois.

A cette époque, j’interpellais les autorités de couper les ponts aux terroristes, par l’arrestation des fournisseurs de carburant. Même les motos : vu qu’on a une douane, et aussi, à partir de la Chine ; vu que les motos ont des séries, on peut les tracer et couper le réseau. Les motos que les terroristes utilisent, ont des séries, on peut les tracer sur le terrain, si on reste uni.

Souvent, on trouve des motos en brousses, les gens les déposent et les couvres de bâches, au passage des FDS, et ensuite, ils font des attaques. Cela veut dire qu’Il y a des parqueurs de motos qui fournissent les terroristes en motos. Il faut leur couper les ponts avec le réseau de fournisseurs de motos.

A plusieurs reprises, on a averti l’Etat, mais ils ne nous écoutent pas. Il faut renforcer le renseignement. S’il n’y a pas d’hommes incompétents en renseignement, il faut les enlever. Ce travail relève du renseignement.

Nassourou Guiro, coordonnateur du Mouvement Plus rien ne sera comme avant (M/PRESCA)

Que faut-il faire ?

Le mal est au sein de nos pays dans tout le sahel, parce qu’on a des concitoyens qui fournissent du carburant aux terroristes. C’est eux le problème. Il faut qu’on arrête d’accuser la France, mais arrêter les burkinabè qui financent le terrorisme. Il faut les démanteler, il faut assumer notre souveraineté.

Et, pour ceux qui ont fui le pays, qu’est-ce qu’on fait ?

On a un service de renseignement qui doit démanteler ces faussaires, connaitre leurs rôles, leurs modes opératoires et voir qui finance qui ? Il faut les obliger à venir répondre de leurs actes. A notre niveau au MPRESCA (Mouvement plus rien ne sera comme avant), nous travaillons et donnons les informations aux autorités, et il faut que les autorités assument leurs responsabilités.

Comment comprendre que c’est 5 ans après, que la justice se saisisse de l’affaire de démantèlement des trafiquants de carburant ?

Il faut féliciter le procureur du Faso. Il faut inviter les populations à ouvrir les yeux pour aider à traquer ces malfrats. Notre service de renseignement a trainé. Il faut travailler maintenant.

 Quels sont les autres défis ?

Il faut démanteler ceux qui fournissent en armes, en nourriture et tout d’autre matériel. Il faut couper la racine de tous ces maux. Il faut trouver ceux qui donnent l’argent. Si nous travaillons à démanteler ce réseau, la France va se chercher.

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