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Diaspora burkinabè au Sénégal : Des amazones au pays de la Téranga

<p><strong>Selon les statistiques officielles de l’Ambassade du Burkina Faso au Sénégal&comma; plus de 15 000 Burkinabè vivent au pays de la Téranga&period; Ces derniers exercent dans divers domaines&period; Gros plan sur trois femmes burkinabè qui s’illustrent dans leur secteur d’activité&period;<&sol;strong><&sol;p>&NewLine;<p>Dans le secteur de l’audiovisuel sénégalais et de la maîtrise de cérémonie&comma; Fatim Ouattara dit Fatim’O est une icône au pays de la Téranga&period; Née à Dakar&comma; de deux parents burkinabè&comma; cette dame d’une quarantaine d’années est arrivée à s’imposer au sein de son groupe de presse&comma; Groupe futur médias &lpar;GFM&rpar; comme une animatrice télé et radio hors-pair&period; Son parcours pré-scolaire&comma; scolaire et secondaire débute à l’institut Notre-Dame de Dakar d’où elle sort avec un baccalauréat en 2009&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Munie de ce diplôme&comma; Fatim Ouattara entre à l’université Cheik Anta Diop&comma; précisément au département de sociologie&period; En 2004&comma; elle obtient sa Maîtrise&period; Par la suite&comma; elle se spécialise en « communication et environnement »&period; Aujourd’hui elle est directrice des relations extérieures de GFM dont le Président-directeur général &lpar;P-DG&rpar; n’est autre que la star de la musique sénégalaise et africaine&comma; Youssou Ndour&period;<&sol;p>&NewLine;<p>« J’exerce également en tant qu’animatrice-journaliste radio et télé&comma; maîtresse de cérémonie&comma; voix publicitaire&comma; représentante et ambassadrice de plusieurs marques et de certains grands événements »&comma; explique Fatim’O&comma; tout en mentionnant qu’elle est gérante d’une agence de communication&comma; O-Communication&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Meilleure présentatrice d’Afrique francophone<&sol;p>&NewLine;<p>Originaire de Toussiana&comma; la jeune dame dit avoir reçu une éducation à la burkinabè&period; « L’amour du travail bien fait&comma; de la vérité&comma; l’humilité&comma; l’intégrité&comma; l’abnégation&comma; le courage&comma; le respect de l’autre&comma; etc&period; sont des valeurs que les parents nous ont inculqués »&comma; souligne celle qui manie aisément le Dioula malgré ces quarante ans de vie à Dakar&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Des vertus qu’elle a su développer et qui ont nourri son parcours scolaire et professionnel&period; Au pays de la Téranga&comma; l’ardeur au travail&comma; le professionnalisme de celle que les Dakarois appellent affectueusement la Fatim nationale va être reconnue à plusieurs reprises à travers des prix&period; Entre autres&comma; en 2011&comma; elle obtient le prix de la meilleure présentatrice et animatrice du Sénégal&period; Trois années auparavant&comma; en 2008&comma; une partie de la population sénégalaise lui décerne un prix pour la qualité de son animation&period;<&sol;p>&NewLine;<p>En 2018 elle reçoit le prix de la meilleure présentatrice Afrique francophone&period; « En plus de cela&comma; plusieurs chaînes de télévisions internationales se sont intéressées à ma personne et ma profession »&comma; relève celle qui se définit comme une panafricaine&period; Sénégalo-burkinabè&comma; Fatim’O nourrit des ambitions pour ses deux pays notamment celle de travailler au renforcement de la coopération entre les deux peuples&period;<&sol;p>&NewLine;<h3>De Guiloungou à Kaolack<&sol;h3>&NewLine;<p>Aïssata Sawadogo&comma; assistante projet &colon; « Je souhaite que tous les fils s’asseyent pour discuter et trouver les moyens de construire le pays ensemble »&period;<&sol;p>&NewLine;<p>« J’ai envie de montrer aux Sénégalais les opportunités qu’il y a au Burkina&period; Les Sénégalais connaissent peu de choses du Burkina&period; Et je souhaite mettre en lumière les potentialités du pays des Hommes intègres&comma; que ce soit sur les plans touristique&comma; culturel ou autre&period; Il faut un événement qui va réunir les deux peuples pour partager leurs savoir-faire respectifs »&comma; estime l’animatrice vedette de Dakar mais qui refuse de se faire appeler « star »&period; « Je n’aime pas le terme star&comma; je suis plutôt une personnalité publique »&comma; insiste-t-elle&period; Elle dit n’avoir jamais eu de problème d’intégration au sein de la société sénégalaise&period;<&sol;p>&NewLine;<p>A l’écouter&comma; les Sénégalais apprécient les Burkinabè à leur juste valeur&comma; surtout grâce à l’histoire de Thomas Sankara&period; A l’image de Fatim’O&comma; Aïssata Sawadogo&comma; une autre Burkinabè s’illustre par sa combativité au pays de la Téranga&period; Arrivée à Dakar en décembre 2004 en provenance de la Côte-d’Ivoire&comma; elle est depuis février 2021&comma; assistante-projet à Ouestaf&comma; une entreprise de presse qui fait la promotion du journalisme indépendant&period; Venue initialement au Sénégal pour poursuivre ses études secondaires&comma; elle a fini par adopter le pays et y rester&period;<&sol;p>&NewLine;<p>« Je suis venue ici après le décès de mon père en Côte-d’Ivoire pour faire la Terminale»&comma; raconte Aïssata Sawadogo&period; Par la suite&comma; elle opte pour une formation professionnelle en secrétariat-comptabilité à l’issue de laquelle elle entre dans la vie active&period; Mais sans renoncer à son ambition de poursuivre ses études&period; « J’ai exercé le métier de secrétaire-comptable de 2007 à 2020 à Kaolack dans un établissement d’enseignement et en même temps j’ai passé le BAC»&comma; confie-t-elle&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Elle s’est ensuite inscrite à l’université virtuelle du Sénégal où elle est en train de passer un Master 2 de sociologie&period; Aujourd’hui&comma; Dame Sawadogo dit être bien intégrée dans la société sénégalaise&period; Elle parle&comma; en effet&comma; couramment la langue locale&comma; le wolof&comma; s’amuse même à inventer des proverbes dans cette langue qu’elle a apprise&period; « J’ai eu la chance d’être accueillie&comma; à mes débuts&comma; par une famille sénégalaise où j’ai passé deux années&comma; dans un quartier de la banlieue de Dakar&period; J’étais entourée de personnes qui ne rejettent pas l’autre&comma; qui comprennent que l’étranger doit être traité comme soi-même&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Je me suis donc intégrée facilement »&comma; note l’assistante-projet&period; A cela s’ajoute&comma; le brassage communautaire au sein de son Eglise mais aussi son séjour à Kaolack où elle a « été adoptée comme celle qui est venue d’ailleurs »&period; Sans avoir obtenu la naturalisation&comma; la native de Guiboungou dans la commune de Ziniaré se considère comme une sénégalo-burkinabè&period; Car pour elle&comma; la nationalité n’est pas le fait d’un document&comma; elle est d’abord culturelle&period;<&sol;p>&NewLine;<h3>Couturière et cuisinière<&sol;h3>&NewLine;<p>Et comme valeurs culturelles sénégalaises qui retiennent son attention&comma; elle cite notamment l’unité&comma; le respect des anciens et le cousinage à plaisanterie&period; Justine Zombré est couturière dans la journée et cuisinière dans la soirée dans un restaurant de Dakar&period; L’histoire de son installation dans la capitale sénégalaise ressemble à celle de Aïssata Sawadogo&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Venue de Ouargaye&comma; Justine Zombré fait la promotion des plats burkinabè dans la capitale sénégalaise&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Ressortissante de Ouargaye dans la province du Koulpélogo&comma; elle est arrivée en 2001 à l’âge de 10 ans chez son oncle installé dans la ville de Dakar&period; N’ayant pas eu la chance d’être scolarisée&comma; son oncle l’inscrit dans un centre de formation en couture&period; « Quand j’ai fini&comma; mon oncle m’a aidée à ouvrir un atelier en 2013&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Mais le métier de la couture est saturé à Dakar&period; Le marché se fait rare&comma; ce qui fait que je m’en sors difficilement&period; J’ai embauché un tailleur payé à 4 000 F CFA par jour&period; Par mois j’ai entre 20 000 et 30 000 comme bénéfice »&comma; détaille Justine Zombré&period; Afin d’accroître et diversifier ses revenus&comma; elle s’est trouvée un poste de responsable cuisinière dans un maquis-restaurant de la capitale&period; Un travail qu’elle exerce dans la soirée&comma; à la descente et qui permet à la jeune fille de 31 ans d’engranger un revenu supplémentaire de 100 000 F CFA par mois&period; « Je prépare surtout les plats burkinabè tels que le poulet bicyclette&comma; la viande de porc au rabilé&comma; la soupe de poulet et de pintade&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Mais il y a aussi les plats sénégalais »&comma; confie Mlle Zombré&period; Des mets que les Sénégalais apprécient fort bien&period; Toutefois&comma; elle reconnaît qu’il n’est pas facile pour une fille de travailler la nuit&comma; surtout dans un pareil milieu&period; « Les gens veulent te prendre pour une femme légère&period; Mais c’est à moi de savoir ce que je veux et de montrer que je ne suis pas là pour ces choses»&comma; soutient-elle&period; Aujourd’hui Justine se dit bien intégrée dans la société et parle même la langue locale&period; Pour la native de Ouargaye&comma; il n’y pas de réussite en dehors de l’effort&comma; du don de soi&period;<&sol;p>&NewLine;<p>« Je veux inviter les filles à se battre car rien n’est facile dans la vie »&comma; insiste-t-elle&period; Son rêve aujourd’hui est de rentrer au pays pour s’installer à son propre compte&period; « Je souhaite poursuivre mon métier de couture à Bobo-Dioulasso&comma; tout en faisant du commerce entre le Burkina et le Sénégal »&comma; lance-t-elle&period; Bien que loin de la mère-patrie&comma; toutes ces amazones ont le cœur meurtri par la crise sécuritaire que vit leur pays&period; « Le Burkina&comma; reconnu comme un pays de paix&comma; d’engagement&comma; de combat pour la liberté&comma; aujourd’hui&comma; sous la menace du terrorisme&comma; ne mérite pas ce qui lui arrive »&comma; se désole Fatim Ouattara&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Pour l’animatrice&comma; les organisations sous régionales doivent aider davantage le pays à sortir de cette insécurité&period; Aïssata Sawadogo&comma; pour sa part&comma; invite ses compatriotes à faire un diagnostic sans complaisance du mal et à l’union sacrée&period; « Il faut chercher les causes profondes du terrorisme pour pouvoir le résoudre&period; Je souhaite que tous les fils s’asseyent pour discuter et trouver les moyens de construire le pays ensemble&period; Si nous étions unis&comma; ce qui nous arrive ne devrait pas arriver »&comma; soutient la sociologue de 35 ans&period;<&sol;p>&NewLine;<p>En tout état de cause&comma; elles portent toute la mère patrie en prière&period; « Tous les jours&comma; nous prions pour que notre pays retrouve la quiétude face à la multiplication des attaques terroristes »&comma; confie la jeune cuisinière&comma; Justine Zombré&comma; dissimulant à peine sa souffrance intérieure&period;<&sol;p>&NewLine;<p><strong>Joseph HARO<&sol;strong><&sol;p>&NewLine;<p>josephharo4&commat;gmail&period;com<&sol;p>&NewLine;<p><strong>Mahamadi SEBOGO <&sol;strong><&sol;p>&NewLine;<p>Windmad76&commat;gmail&period;com<&sol;p>&NewLine;<p>L’article <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;sidwaya&period;info&sol;blog&sol;2021&sol;10&sol;19&sol;diaspora-burkinabe-au-senegal-des-amazones-au-pays-de-la-teranga&sol;">Diaspora burkinabè au Sénégal &colon; Des amazones au pays de la Téranga<&sol;a> est apparu en premier sur <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;www&period;sidwaya&period;info&sol;">Quotidien Sidwaya<&sol;a>&period;<&sol;p>

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