TNT au Burkina Faso : La redevance trop élevée selon les éditeurs privés de télévision

L’Union burkinabè des éditeurs privés de services de télévision (UBESTV) a animé une conférence de presse ce jeudi 4 novembre 2021 à Ouagadougou. Il était question pour eux de se prononcer sur la coupure du signal des chaînes de télévision non à jour du payement de leurs redevances au niveau de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT).

Dans une annonce rendue publique, la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) a fait savoir qu’elle va procéder à la coupure du signal des chaînes de télévision non à jour du payement de leurs redevances, et ce, à partir du 23 novembre 2021. La totalité de la redevance s’élève à 88 500 000 CFCA.

Face à la presse ce jeudi 04 novembre 2021,  l’Union Burkinabè des Editeurs Privés de Services de Télévision (UBESTV) a indiqué que les télévisions du secteur privé sont dans l’incapacité de régler cette dette car la trouvant très élevée. Pour Issoufou Saré, président de l’UBESTV, par ailleurs directeur général de la télévision BF1, l’union propose de payer la somme de 36 000 000 FCFA sur les 88 500 000 CFCA proposés par la SBT. « Il n’a jamais été question de ne pas payer les redevances, mais nous estimons que les coûts sont élevés au regard des réalités de notre environnement médiatique », a laissé entendre le président de l’UBESTV.

Selon Issoufou Saré, les redevances pour la couverture nationale s’élèvent à 88 500 00 FCFA et cette somme est exorbitante pour les chaînes de télévision car le marché des ‘’télévisions privées est étroit et devient de plus en plus rétréci’’. « Le modèle économique des éditeurs privés de services privés de télévision repose essentiellement sur le marché publicitaire et celui des couvertures médiatiques institutionnelles. Le marché publicitaire burkinabè est l’un des plus étroits de la sous-région », a-t-il indiqué.

Un abonnement mensuel de 500 FCFA par décodeur TNT

A en croire le président de l’UBESTV, le « Pays des hommes intègres » est l’un des premiers pays d’Afrique francophone à pouvoir implémenter la Télévision Numérique Terrestre (TNT). Mais selon lui, si la gestion des chaînes de la SBT est mal faite, le Burkina risquerait d’être le « dernier » dans la sous-région en matière de TNT.

« Si nous ne gérons pas bien notre TNT, nous risquons de notre vivant d’être les derniers parce qu’il ne s’agit pas de faire de la TNT pour faire de la TNT. Il faut faire de la TNT pour offrir aux téléspectateurs de meilleurs contenus, de meilleurs programmes, des contenus diversifiés », a-t-il fait savoir.

Le directeur général de BF1 a également fait savoir que les compagnies de téléphonies mobiles, les compagnies aériennes ainsi que bien d’autres peuvent contribuer à la réalisation du projet de la TNT.

Par ailleurs, l’Union estime que les téléspectateurs peuvent également contribuer en payant 500 FCFA pour l’abonnement mensuel d’un décodeur TNT. « Les téléspectateurs pour la qualité et la pluralité des offres qu’ils recevront désormais, ces derniers pourraient souscrire à un abonnement pour le décodeur TNT. A supposer que chaque abonné de la SBTA paie un abonnement mensuel de 500 frs pour accéder à toutes les chaines de la SBT, soit 6000 par an. Avec un million d’abonnés, c’est un chiffre d’affaires annuel minimum de 6 milliards de FCFA », a indiqué Issoufou Saré.

Lazard KOLA

Faso7

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