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Lutte contre le terrorisme : des manifestants exigent des « mesures fortes »

A l’appel du « Mouvement sauvons le Burkina Faso », des manifestants ont parcouru les artères de la ville de Ouagadougou, le mardi 16 novembre 2021, pour exiger des mesures fortes de la part du gouvernement afin de venir à bout de l’insécurité qui mine le pays.

Finalement, les membres du « Mouvement sauvons le Burkina Faso » n’ont pas pu attendre la date du 27 novembre prochain pour exprimer leur ras-le-bol face à la dégradation sécuritaire. Très remontés par l’attaque du détachement militaire d’Inata dans le Soum qui a fait une trentaine de morts, le dimanche 14 novembre dernier, ils ont improvisé une marche, le mardi 16 novembre 2021, pour crier leur désarroi face à ces attaques à répétition. Rassemblés à la place de la Nation, les manifestants, n’ayant pas un itinéraire préétabli, ont d’abord pris la direction du grand marché avant de basculer sur l’Avenue de l’indépendance pour rallier la Primature.

Les manifestants ont crié leur ras-le-bol face à la dégradation de la situation sécuritaire.

Bloqués dans leur élan par les forces de l’ordre, ils ont finalement fait escale au rond-point des Nations unies avant de converger vers le palais du Moogho Naaba pour, disent-ils, réclamer des « mesures fortes » contre l’insécurité. « Trop c’est trop », « Le peuple burkinabè est fatigué », scandaient-ils, entre autres, en chœur. Selon Mohamed Auguste Koumsongo, un des responsables du mouvement, même si le terrorisme est un phénomène mondial, celui du Burkina est particulier. « C’est une guerre entre des fils d’un même pays», a-t-il lancé. Bien que la mobilisation n’ait pas été à la hauteur de leurs attentes, les responsables de la manifestation ont estimé que leur nombre n’est pas le plus important. Car c’est le message qui compte, ont-ils dit. M. Koumsongo a toutefois interpellé l’ensemble des Burkinabè en ces termes : « Tout le monde voit ce qui se passe dans notre pays. Nous devons donc tous sortir pour demander la fin de cette guerre injuste.

De plus, nul n’est à l’abri dans ce pays », a-t-il déclaré. Anaïs Drabo, un autre membre du mouvement s’est, pour sa part, adressé aux familles des Forces de défense et de sécurité décédées dans la lutte contre le terrorisme. Elle les a invitées à prendre part à ce type d’initiatives. En ce qui les concerne, les membres du mouvement se sont dit aptes à poursuivre le combat jusqu’à ce que la situation change. « S’il nous faut sortir chaque jour jusqu’à la fin du terrorisme, nous le ferons », a martelé Mohamed Auguste Koumsongo qui a ajouté à cet effet que la marche du 27 novembre est maintenue.

Nadège YAMEOGO

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