« JE M’ACCUSE : JE SUIS COUPABLE … »

Ceci est une déclaration de Jean Cyrille Bado sur la situation nationale.

 Indignations et déceptions se succèdent. Le manteau du deuil a envahi la cité. Toute chose légitime au regard de la situation douloureuse que nous vivons et de cette épreuve si cruelle que nous, Burkinabè, traversons.

Mais après la vague d’émotions, il est important, pour nous, de nous interroger sur la conduite à tenir.

Qu’allons-nous faire ?

Que devons-nous faire ?

De vous à moi, filles et fils du Faso

Des dirigeants aux citoyens lambdas

Quelle réponse concrète avons-nous à apporter ?

Quelles actions rationnelles avons-nous à poser ?

Il est indispensable de nous poser ces questions

Aux fins d’éviter qu’après tout ce tollé général, nous ne retombions dans nos vieilles habitudes, celles qui consistent à ne pas nous rendre compte de l’ampleur de la situation, celles qui nous poussent à ne pas nous engager véritablement sur la voie de la recherche de solutions permanentes.

Chères sœurs,

Chers frères,

Peuple du Burkina Faso

Il y a un temps pour tout

Que chacun et chacune de nous s’interroge

Que chacune et chacun accepte de se questionner

Sur le rôle qu’elle ou il joue à la place qu’elle ou qu’il occupe.

Il est grand temps que chacun porte le poids de ses responsabilités et assume ses faits et gestes. Approprions-nous ce sentiment de patriotisme vrai si cher à notre regretté Capitaine Thomas Isidore Sankara. Comprenons dès à présent que le Burkina Faso est notre bien le plus précieux, sinon le seul bien qui vaut la peine qu’on paye de notre vie pour le protéger.

Combien de républiques avons-nous connues ?

Combien de Présidents avons-nous chassé du pouvoir en croyant que c’était la solution magique ?

Combien de coups d’État, d’insurrections armées, de transitions avons-nous conduit ?

Aucun mal ne se guérit véritablement en soignant juste les symptômes et en ignorant les causes.

Sortons donc des émotions !

L’émotion est mauvaise conseillère.

La question qui me taraude l’esprit est la suivante :

À QUI LA FAUTE SI NOUS SOMMES PRIS DANS L’ÉTAU DE CES SOUFFRANCES SANS FIN AVEC LES ATTENTATS, LES CRIMES ET LEURS VICTIMES QUI SE COMPTENT PAR MILLIERS ?

Aux gouvernants successifs d’hier à d’aujourd’hui, ou au peuple que nous sommes ?

Sachant que c’est ce même peuple qui produit ses gouvernants

À QUI DONC LA FAUTE ?

QUI EST DONC LE COUPABLE ?

J’ai compris que l’heure n’est plus aux accusations, car nous sommes tous   et toutes coupables en vérité. A Chacun et chacune de nous, de prendre l’équivalent d’un dixième du temps qu’il ou elle passe à se plaindre, à accuser son prochain, à ne se morfondre que quand il y a un drame, à n’étaler bien souvent même sa foi « de façade » en Dieu que lorsque peine et désarroi nous étreignent….

Je terminerai en rappelant ceci qui n’est point un secret de polichinelle :

LE BURKINA FASO VA MAL.

Mais encore !

NOS POLITIQUES (DIRIGEANTS et OPPOSANTS) D’HIER À D’AUJOURD’HUI, SONT RESPONSABLES DE CE QUI NOUS ARRIVE.

NOUS, PEUPLE BURKINABÈ, SOMMES COMPTABLES ET RESPONSABLES DE TOUT CE MAL-ÊTRE.

CE QUI FAIT DE CHAQUE ÂME QUI VIT SUR CETTE TERRE DU FASO ET QUI S’EN RÉCLAME, FILS ET FILLE DE NAISSANCE OU D’ADOPTION, UN COUPABLE ET UNE VICTIME DE SA DÉGÉNÉRESCENCE …

Alors,

Qu’allons-nous faire ?

Que devons-nous faire ?

….

Jean Cyrille Bado

Citoyen Burkinabè
#ArchitecteduPossible

#Jesuiscoupable

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