Burkina Faso : Trois partis politiques appellent à une transition

Ceci est une déclaration conjointe de partis politiques, l’Alliance des démocrates révolutionnaires (ADR), Burkina Yirwa et Socle citoyen pour la libération (SOCL) sur la situation nationale.

Comme vous le savez, notre pays, le Burkina Faso est installé ces dernières années dans un chaos jamais documenté de toute son histoire. Le pays se trouve dans un état indescriptible, encerclé et occupé à plusieurs endroits ; situation qui compromet son existence et consacre la perte de souveraineté :

-l’école s’étouffe chaque jour et des centaines de milliers d’enfants errent avec leurs parents;

-au moins deux(2) millions de Burkinabè sont contraints à l’exil intérieur et à la migration; 

-les tueries des populations civiles, VDP, FDS ne font que s’aggraver au quotidien et se généralisent dans les quatre coins du territoire. 

En vérité, le Burkina Faso est menacé dans ses fondements territoriaux et sociétaux qui mettent à mal son unité et son unicité. Le droit fondamental de vie du peuple n’est plus garanti à ce jour. 

Face à ce drame, les hommes au pouvoir, le gouvernement et le président du Faso montrent une impuissance criarde durant six (6) années. Et, en pleine situation de crise, plusieurs ministres et proches du Président sont couramment englués dans des scandales de corruption et de pillage.

L’incapacité de répondre aux attaques est devenue manifeste et de plus en plus irréversible pour le régime en place. Le constat de l’échec est perceptible par les citoyens qui n’espèrent plus rien des autorités actuelles.  La descente de notre pays dans ce gouffre est nette, et s’explique : 

Premièrement : Le régime Roch et ses alliés ont trahi l’esprit de l’insurrection et ont œuvré à déconstruire ses acquis et ses valeurs. Cette trahison a cassé l’élan populaire à l’instar de la résistance exemplaire et victorieuse au putsch de restauration de septembre 2015, et a affaibli l’unité entre les forces civiles, militaires, politiques, OSC; ce qui, du reste, a fragilisé l’unité du peuple.  

Deuxièmement : Le régime et ses représentants se sont réapproprié une gouvernance gabegique et de prédation marquée par un record de pillage des ressources et des richesses du pays jamais égalé de l’histoire de notre pays. Sous l’ère Rock, la corruption est manifestement érigée en modèle de gouvernement démontrée par plusieurs rapports (CENTIF, ASCE-LC, RENLAC, Presse d’investigation, rapports parlementaires, etc.). A l’opposé, le peuple démuni est mis à l’écart de tout accès aux besoins sociaux élémentaires et aux ressources. 

Troisièmement : Les errements, l’insouciance et l’opportunisme post-insurrection d’organisations dites progressistes qui, au lieu d’œuvrer à la construction d’un réel Front de forces alternatives et patriotiques pour porter et assumer effectivement les aspirations du peuple, préfèrent s’adonner à une véritable course effrénée pour rejoindre la mouvance obsolète au pouvoir. 

Ce régime en trahissant l’insurrection et en menant une gouvernance affairiste et de navigation à vue, s’est totalement compromis et fait reculer le Burkina Faso. Il est le principal obstacle pour lutter contre le terrorisme et sauvegarder notre territoire. L’heure est donc plus que grave ! En clair, les animateurs du régime actuel sont totalement disqualifiés pour diriger notre pays. 

Au constat de l’échec total de ces acteurs, nous estimons que dans l’urgence, le Président Roch KABORE et son gouvernement doivent objectivement et logiquement en tirer les conséquences.

Nous estimons qu’une transition doit permettre de mettre au point un directoire restreint avec pour mission essentielle de reconquérir le territoire et la stabilité.

Elle pourrait être l’occasion de revoir en profondeur les anomalies fonctionnelles de notre modèle d’Etat et d’institutions. De ce point de vue, il est important de réfléchir sur un modèle électoral crédible adapté à notre réalité et qui permette de porter une équipe dirigeante légitime et sans tache à la tête de notre Etat.  

Dans la situation de vide au sommet, la construction d’un cadre unitaire alternatif et patriotique est impérieuse.

De ce fait, nous appelons au réveil de Forces et d’organisations crédibles pour un nouvel élan. Notre objectif est de créer un cadre unitaire de forces qualitatives en vue de reconquérir les valeurs et idéaux de gouvernance auxquels aspirent les Burkinabè depuis des décennies. A cet effet, notre pays a besoin d’une direction politique patriotique dotée d’une bonne vision et prête à se sacrifier pour l’intérêt général.  

Notre projet consiste en une alternative pour garantir une relève politique qualitative afin de redonner un espoir à notre pays, et cela en dehors des deux camps MPP et CDP qui ont monopolisé pendant longtemps la scène politique, nous plongeant dans la situation que nous vivons aujourd’hui. La crédibilité de cette alternative pour notre peuple et sa jeunesse ne sera réalité que quand les animateurs de l’ancien système seront mis à la retraite politique pour permettre une renaissance heureuse qui mettra fin définitivement à ce long conflit politique qui prend notre pays en otage. 

C’est pourquoi nous appelons les citoyens honnêtes, les patriotes, et toute force politique ou organisation de masse qui partage notre vision à rejoindre notre cadre pour opérer une véritable alternative politique.

L’article Burkina Faso : Trois partis politiques appellent à une transition est apparu en premier sur Faso7.

Comments

comments

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com