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Sanction des autorités de la transition : La CEDEAO encore contre le peuple Malien

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a sanctionné les autorités de la transition. Des autorités sur lesquelles le peuple malien fonde un espoir pour sortir de la situation. Mais avec cette décision de l’organisation sous- régionale de sanctionner les autorités de la transition, de voyager et de geler leurs avoirs, le peuple malien se pose la question de savoir. Pour qui roule la CEDEAO ? Est-ce que la CEDEAO agit-elle pour la défense des intérêts du peuple ou pour préserver leur propre intérêt?

Les dirigeants ont été sanctionnés par la CEDEAO pour n’avoir pas voulu respecter les délais prévus pour la fin de la transition et la tenue des élections. Cette volonté de ne pas organiser les élections sans pour autant procéder à des réformes politiques et institutionnelles profondes est la traduction de la volonté générale d’un peuple qui n’a que trop souffert à cause des élections bâclées dont les conséquences sont des coups d’État successifs.

La CEDEAO est au courant que la situation actuelle du pays marquée par une crise sécuritaire généralisée a fait perdre au Mali  sa souveraineté territoriale. D’où cette question du peuple malien, pourquoi la CEDEAO s’entête-t- elle à valoir imposer des élections au Mali ? Ces sanctions sont injustes en ce sens qu’elles ne concernent que le Premier ministre et son gouvernement ainsi que les membres du CNT qui fait office de l’Assemblée nationale.

L’opinion nationale n’arrive pas à comprendre et se demande pourquoi ces sanctions ne concernent que ces membres précités et elles épargnent le premier responsable de cette autorité de transition qui est le président de la République et son ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ?

Elles sont injustes, puisque d’ordinaire quand il y a sanction de ce genre, elle commence d’abord par le président ensuite les autres. Il est clair qu’un Premier ministre ne saurait agir contre la volonté de son président. Alors s’en prendre à un Premier ministre et épargner le président dont il relève, cela  ne cacherait-il  pas des choses qu’ignore le peuple ?  

En effet, s’il est vrai que dans les dispositions réglementaires de l’organisation sous régionale, qu’il est carrément banni le renversement d’un régime par les militaires, les sanctions tenues ainsi auraient plus été justifiées si elles étaient adressées à un président militaire, auteur du coup d’État plus qu’à un Premier ministre civil.

En sanctionnant le Premier ministre sans son président, cela traduit que la CDEAO veut affaiblir le Premier ministre, Dr Choguel Kokala Maïga. Mieux, elle veut anéantir le premier ministre pour qu’il puisse rendre le tablier. Pire, elle tente de briser le duo le président de la transition et son premier ministre.   

Sinon on ne peut pas comprendre qu’21e siècle, une organisation sous régionale qui recherche le bien-être des populations s’interpose pour le peuple. En tout état de cause, les Maliens doivent comprendre maintenant que les agissements de la CEDEAO ne sont ni plus ni moins que la traduction de la volonté d’un certain nombre de chefs d’État africains de protéger leur propre intérêt et de préserver ceux de la France. Pour tenir contre ses prédateurs, il appartient aux Maliens  de taire leurs différends pour faire face à l’ennemi commun.

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