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FILO 2021 : Focus sur le business du livre

La 16e édition de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO) a débuté, le jeudi 25 novembre 2021 au sein du SIAO qui abrite des expositions d’œuvres diverses des acteurs du livre.

Dans un contexte sécuritaire difficile, le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme a maintenu l’organisation de la Foire internationale du livre de Ouagadougou (FILO), traduit l’importance que revêt la culture livresque dans le développement d’un pays. Ces mots traduisent, en substance, le message de la patronne du département de la Culture, Elyse Foniyama Ilboudo/Thiombiano, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture officielle de la 16e édition de la FILO, le jeudi 25 novembre 2021.

La ministre a confié que la tenue de la manifestation est le symbole de l’intérêt que le Burkina Faso accorde aux Hommes de culture, à la littérature et à la promotion du livre. Pour cette édition, les organisateurs ont choisi de mener la réflexion sur l’édition et le business du livre à travers le thème : « Edition et marché du livre au Burkina Faso : enjeux, défis et perspectives ». Si le coup d’envoi officiel a été donné le 25 novembre, les activités entrant dans le cadre de la FILO, cette année, ont débuté depuis le 20 septembre dernier avec les travaux des membres du jury du grand prix du livre.

Les olympiades littéraires nationales se déroulent, quant à elles, depuis le 16 octobre. Comme à l’occasion de chaque édition, ce 16e rendez-vous prévoit des expositions, des conférences publiques, des ateliers de formation aux techniques d’écriture, des olympiades littéraires, des récompenses, et des ventes de livres. Ce sont 77 stands qui ont été dressés pour exposer divers ouvrages et activités des acteurs de la chaîne du livre.

La présidente du comité d’organisation, Alizéta Sawadogo a d’ailleurs rassuré l’ensemble des forains et des invités que tout a été mis en œuvre pour que la manifestation soit agréable pour que chacun trouve son compte. « La FILO 2021, ce sera 38 heures de formation en techniques d’écriture, 13 heures de débats, 50 heures d’exposition-vente de livres, 10 heures d’animation espace-enfants et trois compétitions littéraires », a-t-elle souligné.

Cette année, la FILO met à l’honneur deux écrivains burkinabè, en l’occurrence, Ernest Nongma Ouédraogo et Aristide Tarnagda, choisis comme invité spécial et invité d’honneur de cette 16e édition.

Redonner le goût de la lecture

L’organisation de la FILO traduit la volonté de l’Etat d’impulser une dynamique
de développement au secteur du livre, selon la ministre en charge de la culture, Elyse Foniyama Ilboudo/Thiombiano (gauche).

Ce dernier, lauréat du grand prix littéraire d’Afrique noire, avec son œuvre titrée : « Terre rouge-Façon d’aimer », a espéré que la FILO parvienne à redonner le goût de la lecture à un maximum de Burkinabè. « La question de l’accessibilité du livre est souvent un frein.

En présentant les auteurs, en les mettant en lumière, en organisant des ateliers d’écriture, en allant dans les écoles, en allant vers les gens pour leur donner envie de lire, de rencontrer les auteurs, de se découvrir, une manifestation comme celle-ci peut participer à redonner du goût à la lecture. C’est important qu’on sache que c’est le livre qui fait le génie et suscite le génie et que c’est le génie qui fait un pays, qui fait un peuple », a-t-il développé.

Cet auteur, qui est aussi comédien, a relevé la pertinence du thème de cette 16e FILO dans la mesure où, a-t-il souligné, les rêves et obsessions de chaque auteur sont de pouvoir être édité et lu. L’édition et le marché permettent la circulation du livre au-delà même des frontières et de s’inscrire dans le patrimoine de l’humanité.

C’est toute la chaine, de l’écriture à la circulation des œuvres en passant par l’édition et la vulgarisation qui mérite d’être accompagnée à travers une politique conséquente. Pour mieux illustrer l’enjeu de développer le marché du livre dans un pays, Aristide Tarnagda a fait référence au récent lauréat du prix Goncourt, le Sénégalais Mohamed Bougar Sarr, 31 ans, dont le sacre attire, sans conteste, le regard du monde sur son pays.

A contrario, il s’est quelque peu appesanti sur les écueils de l’édition au Burkina. « Moi je suis grand prix littéraire, mais mes textes sont édités à Bruxelles. C’est un problème parce qu’on devrait pouvoir trouver facilement mes livres ici. Il va falloir, à un moment donné, que l’Etat mais surtout le ministère de la Culture comprenne qu’il est important de développer l’industrie du livre. Des maisons d’édition existent, mais, c’est du business, s’il n’y a pas un accompagnement conséquent, personne ne va investir son argent à perte », a-t-il soutenu. En marge de la cérémonie de lancement de la FILO 2021, huit acteurs du livre, notamment des écrivains remplissant des dizaines d’années d’activité ont reçu des distinctions dans l’Ordre national.

Mamadou OUATTARA

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