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Enregistrement des déplacés internes : un projet pour relever le défi

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo Marshall a lancé, le mardi 28 septembre 2021 à Kaya, le projet « Appui à la protection et au profilage des personnes déplacées internes et des populations-hôtes vulnérables ».

L’ambassadeur français au Burkina Faso, Luc Hallade : « Ce projet vise à prendre en compte les conséquences du terrorisme ».

A la date du mardi 28 septembre 2021, le nombre des Personnes déplacées internes (PDI) se chiffre à plus de 1,4 million individus, selon le Ministère de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire (MFSNFAH). La même source précise que plus de 90% de ces PDI ne disposent toujours pas de documents d’identité ou de pièces d’état civil, malgré les opérations d’enregistrement entreprises, depuis 2019. Pour pallier cette situation, le MFSNFAH a mis en œuvre le projet : « Appui à la protection et au profilage des PDI et populations-hôtes vulnérables ».

Son lancement officiel a eu lieu, le mardi 28 septembre 2021, à Kaya. Financé par le Centre de crise et de soutien (CDCS) de France, via l’ambassade de France au Burkina Faso, d’un montant de 348.502.564 F CFA, ledit projet, d’une durée d’un an et plus, couvre 69 communes des régions du Centre-Nord, de l’Est et du Sahel, selon la ministre en charge de l’action humanitaire, Marie Laurence Ilboudo Marshall. « Sa mise en œuvre nous permettra d’apporter une réponse significative aux défis liés à l’enregistrement et à la documentation des PDI. Car, cela nous permettra, en outre, d’améliorer la qualité des données sur les PDI, de délivrer des Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) aux PDI et leurs hôtes, facilitant ainsi leur accès à l’aide humanitaire », a-t-elle espéré. De façon pratique, plusieurs actions seront mises en œuvre dans le cadre du projet. A entendre la ministre Marshall, il s’agit de la planification et de la conduite du profilage des PDI, de la mise en place d’un système « efficace » de partage de données avec les partenaires au niveau central et déconcentré, à l’appui à la délivrance de 50 000 CNIB aux PDI et communautés- hôtes vulnérables et à l’appui à la fonctionnalité et à l’accessibilité du numéro d’urgence du CONASUR (138) pour la redevabilité et la gestion des plaintes.

Gérer les conséquences du terrorisme

De ce fait, Marie Laurence Ilboudo Marshall a mis l’occasion à profit pour rappeler aux partenaires humanitaires que l’enregistrement des PDI est et demeure la responsabilité première du gouvernement, à travers son département qui en assure le leadership. A leur tour, les bénéficiaires dudit projet, par la voix de leur porte-parole, Mariam Kouanda, a traduit leur reconnaissance à l’endroit du MFSNFAH et son Partenaire technique financier (PTF), l’ambassade de France au Burkina Faso.

Le projet prendra en compte les PDI et les communautés-hôtes vulnérables.

« Les CNIB que nous acquerrons nous permettront, non seulement de circuler librement dans ce contexte de crise sécuritaire et de bénéficier d’une prise en charge holistique auprès des services de l’Action humanitaire », s’est-elle réjouie. Pour l’ambassadeur de France au Burkina Faso, Luc Hallade, le financement de ce projet vient une fois de plus montrer la volonté de son pays à accompagner le gouvernement dans la prise en charge des PDI. « La France est solidaire du Burkina Faso dans quatre domaines, en particulier sur la prise en charge des PDI. Il ne suffit pas de l’accompagner sur le plan militaire, il faut aussi prendre en compte les conséquences du terrorisme », a indiqué le diplomate français.

Emil Abdoul

Razak SEGDA

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