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Sécurité routière au Burkina : La circulation à Ouagadougou est conflictuelle selon Adama Kouraogo, DG de l’ONASER

La sécurité routière est une affaire de tous les burkinabè, selon le premier responsable de l’Office national de la sécurité routière. Si l’institution d’Adama Kouraogo fait des efforts pour la réduction des accidents liés à la circulation des routes au Burkina, force est de constater que de nombreux burkinabè ne sont pas engagés dans cette démarche. En ces fêtes de fin d’année, nous avons rencontré le directeur général de l’ONASER pour comprendre l’état de la sécurité routière au Burkina durant l’année 2021 et les réformes envisagées par l’institution pour réduire les cas d’accidents au Burkina Faso.

Le Burkina Faso rencontre d’énormes défis sécuritaires. En plus de l’hydre terroriste qui frappe le pays des hommes intègres, l’insécurité routière fait aussi des ravages sur nos routes. Les chiffres au titre de l’année 2021, montrent que la situation n’est pas reluisante selon M. Kouraogo :  » Durant l’année 2021, nous avons enregistré de janvier au 30 novembre 2021, 18 529 cas d’accidents, 956 personnes tuées et
11 331 blessées ». Selon le DG de l’ONASER, 80% des accidents de route proviennent des Hommes :  » Nous constatons qu’il y a des défaillances techniques, l’état des routes y est pour quelque chose. Mais en grande partie, l’homme est responsable à 80% .La plupart des victimes sont jeunes  » Quant à la circulation dans la ville de Ouagadougou, le DG de l’ONASER pense qu’elle est conflictuelle.

La sécurité routière doit être une affaire de tous

Malgré la persistance du phénomène des accidents, le DG pense que les actions de sa structure sont visibles. »
D’abord nous avons consolidé l’encrage institutionnel de l’ONASER, ensuite, nous avons fait de la sécurité routière, une affaire de tous. C’est pourquoi nous avons créé des clubs de sécurité routière dans les établissements. Nous associons aussi les leaders d’opinion, les leaders religieux pour que tous les burkinabè aient les mêmes informations en la matière ». Le Directeur ajoute aussi que sa structure a donné des formations aux acteurs de la sécurité routière, aux hommes de médias durant leur participation aux tours du Faso. Le contrôle des comportements à risque a aussi été fait. En clair, la démarche de l’ONASER consiste à impliquer tous les burkinabè dans la sécurité routière.

L’incivisme entrave les actions de l’ONASER

La sécurité routière demande des moyens et la difficulté principale de l’institution est d’abord financière selon son directeur. Il affirme que l’argent affecté à l’institution est insuffisant :  » pour une démographie galopante et le parc automobile qui augmente, les financements devraient être revus à la hausse. Pour une institution qui œuvre pour le bien être social des populations, la somme allouée à l’institution annuellement ne permet pas de prendre en compte tous les aspects, cela ne facilite pas notre champ d’action, martèle M. Kouraogo.
Aussi, le directeur pense que le comportement de certains burkinabè ne facilitent pas non plus le travail de l’ONASER. Cela s’explique par le non respect de l’autorité de l’Etat et le refus catégorique de porter des casques. Cela n’est pas normal.

Selon Adama Kouraogo, pour que l’ONASER, réussisse sa mission, il faut une relecture des textes de l’institution, créer un fond de financement de la sécurité routière et accentuer le contrôle routier. Le directeur général termine ses propos en souhaitant aux burkinabè ses vœux de fin d’année. Il invite par ailleurs tous les burkinabè en ces fêtes de fin d’année, à plus de prudence sur la route.

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