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Burkina/Soutenance : Dr Joël Ganamé veut sauvegarder une langue en voie de disparition à Djibo

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Burkina/Soutenance : Dr Joël Ganamé veut sauvegarder une langue en voie de disparition à Djibo

Ouagadougou, 2 fév. 2022 (AIB)-Le nouveau Docteur en linguistique de l’université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou, Joël Ganamé, a déclaré mardi, que sa thèse sur le « Parler Jamsay de Lassa » vise à sauvegarder un dialecte qui est menacé de disparaître dans la partie Nord du Burkina Faso.

Selon le nouveau Docteur en linguistique de l’université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou, Joël Ganamé, sa recherche a été intitulée « Phonologie et morphologie nominale du dogon, parler Jamsay de Lassa ».

L’impétrant Ganamé par ailleurs Dr en théologie a indiqué que son travail consiste à sauvegarder une langue en voie de disparition au Burkina Faso.

La langue Jamsay d’origine malinké qui relève pour certains de la famille Mandé et pour d’autres de la famille Gour, est parlée dans la partie Nord du pays particulièrement dans la localité de Djibo.

M. Ganamé s’exprimait mardi à l’université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou, à l’occasion de la soutenance de sa thèse de doctorat unique en linguistique descriptive, sanctionnée par la mention très honorable par le jury.

Pour Dr Joël Ganamé, c’est une façon pour lui de contribuer à la promotion des langues africaines notamment celles du Burkina Faso qui sont menacées de disparition dans un contexte de déplacements de populations surtout avec l’avènement du terrorisme.

Il a expliqué que l’accent dans son étude a été mis entre autres sur les phénomènes, leur fréquence, la syllabe, la tonologie, la morphologie du nom Jamsay, les procédés de création des nominaux par composition et ceux par dérivation, les onomatopées etc.

Le nouveau Dr a signalé que sa thèse comporte 371 pages avec deux grandes parties contenant chacune trois chapitres.

« En tant que linguiste de formation, pour moi étudier ou décrire une langue qui n’a pas été l’objet d’une descriptive scientifique, c’est contribuer à la découverte et à la promotion des langues locales », a-t-il confié.

A l’en croire, sa recherche n’a pas été facile au début du fait de l’inexistence des travaux scientifiques sur le dogon et le parler Jamsay et il pense que son travail va participer aussi à l’effort de guerre au Burkina.

« Cette étude constitue une forme de résilience pour les populations, c’est ma manière de contribuer à la lutte contre le terrorisme en sauvant une langue », a-t-il ajouté.

Le président du jury, enseignant à l’université Cheick Anta Diop de Dakar, Pr Momar Cissé qui réagissait par visioconférence a souligné que le travail de Dr Ganamé constitue un apport pour la communauté scientifique africaine et burkinabè.

Pr Cissé s’est dit satisfait de l’œuvre de l’impétrant qui a été bien mené et présenté, car selon lui, elle se lit aisément tout en déplorant un déséquilibre entre la première et la deuxième partie du document.

D’après le directeur de thèse, Pr Alou Keïta de l’université de Dédougou, tout le jury a apprécié à l’unanimité, la qualité de la thèse de Dr Ganamé tant au niveau de la forme et du fond.

« Nous avons une excellente thèse qui peut être exploitée à plusieurs fins déjà en l’état », a-t-il renchéri.

Pr Alou Keïta a fait savoir que l’étude de son impétrant sera un apport en termes de description et de connaissance de langue en général et en particulier pour celle de Jamsay de Lassa au Nord du pays.

Agence d’information du Burkina

NO/wis

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