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27e COP : Plus de 120 chefs d’État et de gouvernement présents à Charm el-Cheikh

La station balnéaire de Charm el-Cheikh en Égypte abrite du 6 au 18 novembre 2022 la 27e Conférence des parties (COP27) signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Le démarrage des travaux a été présidé par le chef de l’État égyptien Abdel Fatah al-Sissi.

La question du maintien du réchauffement de la planète sous 2°C et si possible à +1,5 °C est toujours d’actualité parce que les engagements des pays sont loin d’être à la hauteur des objectifs de l’Accord de Paris de 2015.

Pour donner un nouveau souffle à la lutte contre le réchauffement climatique et réclamer un dédommagement financier pour les pays qui en font les frais, plus de 120 chefs d’État et de gouvernement sont en conclave du 6 au 18 novembre 2022 à la station balnéaire de Charm el-Cheikh en Égypte dans le cadre de la 27e Conférence des parties sur le climat (COP27) signataires de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Le lancement des travaux a été présidé le lundi 7 novembre 2022 par président Abdel Fatah al-Sissi.

Selon lui, les populations pauvres et vulnérables du monde entier subissaient déjà les effets des conditions météorologiques extrêmes.

Pour le président d’Egypte Abdel Fatah al-Sissi, il est grand temps de mettre fin aux souffrances des populations.

« L’intensité et la fréquence des catastrophes climatiques n’ont jamais été aussi élevées aux quatre coins du monde apportant vague après vague de souffrances à des milliards de personnes. N’est-il pas grand temps aujourd’hui de mettre fin à cette souffrance? », a-t-il interpellé.

C’est pourquoi le président de la République du Sénégal Macky Sall, par ailleurs, président de l’Union africaine a exhorté les dirigeants mondiaux à adhérer aux résultats de l’accord de Paris sur le climat et à une transition verte de manière juste et équitable lors de cette présente COP. Car pour lui, le principe de responsabilité commune veut que ceux qui polluent le plus, payent le plus, pour aider à sortir la planète de son état d’urgence climatique.

« L’Afrique est venue au rendez-vous de Sharm el-Cheickh dans un esprit de participation responsable au sauvetage de la planète. Nous sommes disposés à travailler avec tous les partenaires pour que la COP de Sharm el-Cheickh ne soit pas un constat de plus sur le péril climatique, mais une action de plus en faveur du climat, dans l’intérêt des générations actuelles et futures », a déclaré le président du Sénégal.

Fin du temps des promesses

Et d’insister que le temps ne devrait plus être aux promesses, mais, à l’action pour sauver notre habitat commun.

C’est dans cette vision que s’est inscrit le Secrétaire général (SG) des Nations unies Antonio Guterres pour qui les émissions de gaz à effet de serre continuent de croitre, les températures mondiales continuent d’augmenter et la planète se rapproche rapidement des points de basculement qui vont rendre le chaos climatique irréversible.

Le SG des Nations unies Antonio Guterres «Nous sommes sur une autoroute vers l’enfer climatique avec le pied sur l’accélérateur »

« Les deux plus grandes économies mondiales, les Etats Unies et la Chine ont la responsabilité particulière de joindre leurs efforts pour faire de ce pacte une réalité. C’est notre seul espoir d’atteindre nos objectifs climatiques », a-t-il averti.

Le SG des Nations unies a lancé la sonnette d’alarme en indiquant que l’humanité a le choix de coopérer ou de périr en ce sens que c’est soit un pacte de solidarité climatique, soit un pacte de suicide climatique.

« L’heure tourne, nous menons le combat de notre vie et nous sommes en train de le perdre. Nous sommes sur une autoroute vers l’enfer climatique avec le pied sur l’accélérateur. Notre planète se rapproche rapidement des points de basculement qui rendront le chaos climatique irréversible », a souligné Antonio Guterres.

En rappel, le Burkina Faso est présent avec une forte délégation où elle va partager ce mardi, son expérience entre autres sur sa vision 2050 de développement à faible émission de carbone et résilient au climat, la contribution de l’Alliance pour le Biodigesteur en Afrique de l’ouest et du centre dans l’atteinte des objectifs de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) du Burkina Faso et la prise en compte des personnes vulnérables, notamment les femmes, les jeunes et les personnes handicapées dans les actions de lutte contre les changements climatiques au Burkina Faso.

Paténéma Oumar OUEDRAOGO

Depuis Charm el-Cheikh

(Égypte)

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