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En circulation, «les usagers de la route n’auront plus l’occasion de glisser parfois de l’argent» aux Forces de l’ordre, ministre

En circulation, «les usagers de la route n’auront plus l’occasion de glisser parfois de l’argent» aux Forces de l’ordre, ministre

 

Ouagadougou, 2 déc. 2022(AIB)-La suspension des contrôles documentaires sur la voie publique, vise d’une part à mettre l’accent sur le contrôle sécuritaire, indispensable à la lutte contre le terrorisme, et d’autre part, à mettre fin aux rackets qui empêchent la bonne collaboration entre la population et les Forces de l’ordre, a assuré le ministre délégué à la Sécurité, Mahamadou Sana.

 

«Nous pensons que l’application de cette mesure va réduire drastiquement ce phénomène (racket, nldr) qui empêche une bonne coopération entre la population et les Forces de l’ordre», a déclaré le ministre délégué à la Sécurité Mahamoudou Sana, dans une interview publiée vendredi par le quotidien d’Etat Sidwaya.

 

Le ministre fait allusion à la circulaire du 28 novembre 2022 qui suspend sur la voie publique, les contrôles documentaires au profit des contrôles sécuritaires.

 

«Il n’est plus question que les Forces de l’ordre restent à l’écart et se fassent rejoindre par les usagers de la route. (…) Les usagers n’auront plus l’occasion de glisser parfois de l’argent», a dit le commissaire principale de police.

 

Mahamoudou Sana a rappelé que le contrôle sécuritaire lié aux questions des identités des conducteurs et de fouilles des véhicules à la recherche d’objets suspicieux (armes, munitions, matières explosives…) vise à lutter contre l’insécurité, la mal gouvernance et le sous-développement.

 

«Nous sommes dans un contexte sécuritaire marqué par le terrorisme. Il s’agit de mettre l’accent sur la fouille des véhicules et des bagages des usagers», a insisté le ministre.

 

Toutefois M. Sana a indiqué que les contrôles documentaires (identité du conducteur et documents du véhicule) peuvent intervenir sous l’autorisation du ministre de tutelle.

 

«Les usagers qui pensent qu’ils peuvent laisser leurs documents s’expirer, c’est le lieu de leur rappeler qu’on peut lever cette suspension, faire le contrôle documentaire sur instruction du ministre et de façon spontanée» a prévenu Mahamoudou Sana.

Agence d’information du Burkina

ATA/ak

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