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SONATUR : Plus de 2 000 parcelles vendues en neuf mois dans cinq villes du Burkina Faso

La Société Nationale d’Aménagement des Terrains Urbains (SONATUR), face à la presse ce vendredi 26 avril 2024, à Ouagadougou, a présenté ses actions, l’impact de ces actions sur les communautés ainsi que ses obligations vis-à-vis de ces communautés.

De juillet 2023 à avril 2024, ce sont plus de 2 000 parcelles qui ont été vendues. Ces parcelles commercialisées sont situées sur les sites de Ziniaré, Silmiougou, Garango, Tougan et Orodara, ont informé les premiers responsables de la SONATUR.

Au-delà de l’aménagement et de la commercialisation des parcelles, les projets de la SONATUR permettent aux propriétaires terriens et aux personnes vivant sur les sites d’avoir des parcelles loties avec des documents sûrs à travers la création des trames d’accueil, ont par ailleurs indiqué les responsables de la SONATUR.

Dans ce sens, la SONATUR a réalisé deux forages équipés à Garango, deux forages équipés à Silmiougou avec la construction de latrines et la clôture de l’école en perspective. Elle a également construit un centre de santé à Dédougou.  Au secteur 13 de Bobo Dioulasso, deux forages, un CSPS et une école, tous équipés, ont aussi été construits. A ces réalisations, s’ajoute le don de vivre fait aux PDI à Ziniaré, Garango, Orodara et Silmiougou.

Selon le conseiller principal de la SONATUR, Adama Séré, la société rencontre des difficultés dans la mise en œuvre de ses actions. Il s’agit notamment de la difficulté liée à la mobilisation foncière.

Selon le conseiller principal de la SONATUR, Adama Séré, la société rencontre des difficultés dans  la mise en œuvre de ses actions.

« Il y a des difficultés dans la mobilisation du site. Ce sont de longues négociations et des rebondissements permanents. Vous pouvez rencontrer des gens avec qui vous discutez 6 mois. Une année après, il y a des rebondissements, parce que les vrais propriétaires terriens apparaissent. Ce n’est jamais un acquis définitif », a ajouté Dominique Nikièma, directeur commercial de la SONATUR.

« En matière foncière, il n’y a pas zéro problème », a renchérit Assita Kontogomdé, conseillère juridique et du contentieux. « Le foncier est déjà compliqué donc vous ne pouvez pas mener une opération foncière de bout en bout sans qu’il n’y ait des difficultés. Mais avec des échanges, les négociations, on arrive à s’accorder », a-t-elle dit.

La difficulté liée à la connexion a aussi été relevée. « Nous avons voulu moderniser notre système de commercialisation en passant par la digitalisation des sociétés en ligne. Lors de nos dernières opérations, on a eu des difficultés vis-à-vis de la connexion internet », a déclaré le directeur commercial, Dominique Nikièma.

En ce qui concerne les plaintes, il y a celle liées aux prix des parcelles et celles de la diaspora qui trouve que la SONATUR ne regarde pas suffisamment vers elle. Mais le conseiller principal a évoqué la mise en place d’un dispositif pour gérer cette situation.

« Il y a aussi des plaintes des populations des localités où nous vendons qui trouvent qu’on doit faire une certaine discrimination, mais étant donné que nous sommes une société nationale et étant donné que nous sommes tous Burkinabè, on a l’attitude de donner à toute personne de souscrire », a-t-il noté.

Assita Kontogomdé a noté que le principe d’intervention de la SONATUR consiste à faire une trame pour les populations souvent à leur demande.

« Dans l’aménagement de la trame, le principe, c’est de mettre des parcelles déjà loties (…). Faire l’ouverture. Ensuite, on met des points d’eau. Après ça, nous aménageons notre site », a-t-elle expliqué.

Assita Kontogomdé a noté que le principe d’intervention de la SONATUR consiste à faire  une trame pour les populations souvent à leur demande.

En ce qui concerne les perspectives pour les populations, elles sont classées à deux niveaux, selon la SONATUR. Ce sont le niveau commercial et le niveau social.

Au niveau commercial, le directeur commercial, Dominique Nikièma a noté la relance de la vente de la 2e section de Silmiougou, des ventes de parcelle à Bobo-Dioulasso et à Ouahigouya. Toujours dans le court terme, il a ajouté la création de gros blocs sur leurs sites pour permettre aux industriels et aux commerciaux de pouvoir exercer.

« Au niveau social, la SONATUR reste dans la dynamique d’assurer son rôle d’entreprise citoyenne, à travers le soutien qu’elle va continuer à apporter aux populations qui abritent ses sites », a-t-il annoncé. Entre autres activités, il s’agit de la finition du CSPS de Bogona et l’école en construction.

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