
Zoundwéogo: Des clubs scolaires outillés pour combattre les risques d’abandon scolaire
Manga, 26 mars 2025 (AIB) – Le Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER) a entamé, mardi, une formation de deux jours, en droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR) des jeunes et en compétences de vie courante, à l’intention des membres de 11 clubs scolaires, dans le but de lutter contre
Après la mise en place de six clubs scolaires dans des établissements post-primaire et secondaire de la province du Zoundwéogo et cinq autres au Kourwéogo, le Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale (REPAFER), a initié une formation à leur intention.
La session porte sur les droits à la Santé sexuelle et reproductive (DSSR) des jeunes et les compétences de vie courante, a indiqué la présidente du conseil d’administration du REPAFER, Christine Compaoré.
« L’objectif visé c’est qu’à la fin, les membres de ces clubs puissent être des modèles pour leurs pairs et qu’ils aient les outils nécessaires pour aider dans la lutte contre les violences basées sur le genre qui sont à l’origine de nombreux abandons scolaires», a affirmé la présidente.
Pour le directeur de l’enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique du Zoundwéogo, Issiaka Son, la création des clubs scolaires est une « belle initiative » qui va surtout aider le service de la promotion de l’éducation inclusive et de l’éducation des filles et du genre dans son combat contre les violences basées sur le genre, sources d’abandons scolaires des filles.
« Lorsque vous avez un partenaire engagé à vos accompagner, vous n’avez que des mots de remerciement à son endroit », a confié Issiaka Son, qui faisait allusion au porteur du projet, le REPAFER.
Selon Mme Compaoré, la création et la formation des clubs scolaires par le REPAFER s’inscrivent dans le programme Yam Pukri, mis en œuvre avec l’appui technique et financier de Girl First Fund.
Au Zoundwéogo comme dans le Kourwéogo, les clubs scolaires, a-t-elle dit, sont composés, chacun, de 15 membres avec un bureau formé de trois filles et de deux garçons.
Ils auront particulièrement pour tâche de créer des cadres de partage des valeurs de citoyenneté, de sexualité responsable et d’autonomie d’esprit, de cohésion sociale et de paix entre les élèves.
A termes, le maintenir les élèves à l’école tout en faisant la promotion d’une éducation de qualité est visé, a soutenu Christine Compaoré.
MZ/yos/ata