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Burkina Faso : La loi « Faso Ba-Kaoré » adoptée pour résoudre les conflits par les mécanismes traditionnels

<h3>L’Assemblée législative de transition a adopté la loi « Faso Ba-Kaoré » portant instances traditionnelles et coutumières de règlement des différends&comma; ce mercredi 14 janvier 2026&period;<&sol;h3>&NewLine;<p>L’adoption de ce projet de loi fait suite&comma; entre autres&comma; au Conseil d’administration du secteur ministériel de la Justice de 2024&comma; dont l’une des recommandations a porté sur la formalisation de la justice traditionnelle pour répondre à la volonté politique de refondation de la société burkinabè&comma; écho de l’aspiration du peuple&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Il ressort du rapport de la Commission des affaires générales&comma; institutionnelles et des droits humains &lpar;CAGIDH&rpar;&comma; saisie au fond sur ce dossier&comma; que si la volonté a été d’anéantir les mécanismes traditionnels et coutumiers de règlement des différends&comma; ceux-ci bénéficient toujours d’une grande confiance et d’une large adhésion de la population qui leur fait massivement recours&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Les raisons qui justifient cette confiance et cette adhésion sont&comma; entre autres&comma; que les processus de justice traditionnelle mettent l’accent sur des décisions qui permettent la préservation du lien social entre les parties au sein de la communauté&comma; comprennent la dimension collective des différends&comma; impliquant les familles des parties&comma; et diffèrent de la justice étatique&comma; dont l’application se base sur l’application stricte de règles préétablies&period;<&sol;p>&NewLine;<p><em><strong>« Nous avions à peine 4 à 5&percnt; du contentieux qui s’élève entre nos concitoyens qui se règle hors du système classique&period; Alors que ce système &lpar;traditionnel et coutumier&comma; ndlr&rpar;&comma; qui absorbe 95&percnt; du contentieux&comma; qui contribue à la paix et à la cohésion sociale&comma; les décisions qui y sont issues ne sont pas reconnues et n’ont pas de force&period; Quelques fois&comma; ces décisions qui sont prises et ces contentieux qui ont trouvé une issue se retrouvent encore devant le système judiciaire classique »<&sol;strong><&sol;em>&comma; a expliqué le ministre de la Justice&comma; Edasso Rodrigue Bayala&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Le projet de loi institue les instances de règlement des différends en premier ressort au niveau des villes&comma; des villages et des secteurs&period; Cette instance est représentée par l’autorité traditionnelle et coutumière reconnue de la localité concernée&period; Dans les localités où il n’existe pas d’instance de recours selon les us et coutumes&comma; cette instance se compose de la justice coutumière et traditionnelle qui la préside&period; <em><strong>« Il ne s’agit pas de créer&period; Il s’agit de constater ce qui existe&comma; ce qui marche et d’essayer d’encadrer au maximum&comma; mais surtout de donner force aux décisions qui vont être rendues à ce niveau »<&sol;strong><&sol;em>&comma; a expliqué le ministre de la Justice&period;<&sol;p>&NewLine;<h3><strong>Une cohésion entre justice traditionnelle et justice moderne<&sol;strong><&sol;h3>&NewLine;<p>Il a aussi souligné que ces instances traditionnelles et coutumières de règlement des différends ne viennent pas remplacer les instances judiciaires modernes déjà en place&period; Elles arrivent plutôt en complément pour renforcer l’accès à la justice&comma; selon lui&period; Il a rappelé que de nos jours&comma; pour avoir accès à la justice&comma; il faut parcourir en moyenne 58 km&period; Avec les instances traditionnelles locales&comma; il va de soi que la justice va beaucoup plus se rapprocher des citoyens&comma; en plus de désengorger les juridictions classiques&comma; à son avis&period;<&sol;p>&NewLine;<p><em><strong>« Il fallait&comma; à travers la loi&comma; créer cette sorte de passerelle pour que la justice traditionnelle et coutumière soit complémentaire à ce qui existe déjà et qui est une courroie de transmission pour que les systèmes puissent se compléter équitablement&comma; pour que les décisions rendues par l’un ou l’autre des instances soient reconnues par l’autre afin d’être efficaces »<&sol;strong><&sol;em>&comma; a-t-il déclaré&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Notons que dès que les instances coutumières et traditionnelles de règlement des différends sont saisies d’un dossier&comma; elles sont exclusivement compétentes pour juger ce dossier&period; Il n’est donc pas possible&comma; par exemple&comma; d’interjeter appel d’une décision prise par ces instances devant la justice moderne&period; Cet appel ne peut se faire qu’au niveau des instances coutumières et traditionnelles&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Pour aplanir le risque de différends entre les deux modèles de juridictions&comma; cette loi prévoit que la juridiction classique puisse renvoyer des dossiers au niveau des instances traditionnelles&comma; s’il juge que ces dossiers risquent de fragiliser la cohésion sociale et sont de nature communautaire ou en cas de médiation&period;<&sol;p>&NewLine;<p><em><strong>« Au niveau du droit pénal&comma; c’est-à-dire lorsque ces instances sont saisies d’un dossier de cette nature&comma; vous savez&comma; la question des infractions est une question d’ordre public&period; Ces instances vont saisir le procureur&comma; puisqu’elles sont informées d’un dossier de cette nature qui implique la commission d’une infraction&period; Le procureur va apprécier si le recours à ces instances permet de régler définitivement le problème&period; Si ces instances ont véritablement la capacité de régler définitivement le problème&comma; le procureur va donner également son OK »<&sol;strong><&sol;em>&comma; a ajouté le ministre&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Le recours à ces instances reste donc facultatif pour les populations&comma; qui pourront les préférer aux juridictions étatiques&period; Par ailleurs&comma; les instances ne seront pas tenues de fonder leurs décisions sur le droit moderne&period; Elles pourront statuer en équité selon les règles de droit reconnues dans les différentes localités&period; Elles ne procéderont pas à des interpellations et ne prononceront ni des peines d’emprisonnement&comma; ni des amendes&period;<&sol;p>&NewLine;<p>Toutes les commissions ont donné leur quitus pour l’adoption de ce projet de loi&period; Certaines ont recommandé la prise de dispositions afin que l’application de ce projet de loi ne mette pas en cause les droits humains&comma; notamment ceux des filles et des femmes&period;<&sol;p>&NewLine;<p><strong>Josué TIENDREBEOGO<&sol;strong><&sol;p>&NewLine;<p><strong>Faso7<&sol;strong><&sol;p>&NewLine;<p>L’article <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;faso7&period;com&sol;2026&sol;01&sol;14&sol;burkina-faso-la-loi-faso-ba-kaore-adoptee-pour-resoudre-les-conflits-par-les-mecanismes-traditionnels&sol;">Burkina Faso &colon; La loi « Faso Ba-Kaoré » adoptée pour résoudre les conflits par les mécanismes traditionnels<&sol;a> est apparu en premier sur <a href&equals;"https&colon;&sol;&sol;faso7&period;com&sol;">Faso7<&sol;a>&period;<&sol;p>

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