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Reformes foncières : le REJHAU-BF communique pour plus de compréhension

Le Réseau des journalistes pour l’habitat, l’urbanisme et l’assainissement (REJHAU-BF), en collaboration avec le ministère de l’urbanisme, de l’habitat et de la ville, a organisé un café-débat, le vendredi 27 août 2021 à Ouagadougou.  Présidé par Bénéwendé Stanislass Sankara, ministre en charge de l’habitat, les échanges ont porté sur la relecture des textes concernant le foncier et la promotion immobilière.

 Depuis un certain temps, la problématique du foncier occupe énormément les esprits, à telle enseigne que les plus pessimistes la qualifient de bombe à retardement. A cet effet, les déguerpissements des populations par certaines sociétés de promotion immobilières, ou encore par des particuliers, sont légion car, un désordre s’est installé dans ce secteur qui, en principe devrait permettre à tout Burkinabè d’avoir un logement décent.

Face à cette situation dont les conséquences ne sont plus à démontrer, le gouvernement annoncé des reformes dans l’ultime but d’assainir le milieu de l’immobilier. Mais, cette relecture des textes, en stade de gestation continue de faire gorge chaude chez certains promoteurs immobiliers et des propriétaires terriens, qui pensent que leurs intérêts seront menacés.

 C’est dans le but donc de permettre à la population d’avoir plus d’information concernant ces nouvelles mesures en cours d’élaboration que le Réseau des journalistes pour l’habitat, l’urbanisme et l’assainissement (REJHAU-BF), en collaboration avec le ministère de l’urbanisme, de l’habitat et de la ville, a initié cette tribune d’échanges. Ainsi, pour les conférenciers, cette nouvelle loi n’a aucun but de sanctionner les promoteurs immobiliers et les propriétaires terriens.  Au contraire, disent-ils, la loi vise à les légitimer, et les amener à bien remplir leur mission qui est de construire des logements de qualité et en nombre suffisant au profit de la population. Aussi, elle vient protéger les paysans contre l’expropriation anarchique de leurs terres par certaines sociétés de promotion immobilière.

A en croire les conférenciers, cette loi présente comme contenu, quelques points suivants :  désormais, aucune société immobilière ne pourra acheter une terre de plus de 25 hectares de superficie ; les terres rurales ne font plus partie des activités de la promotion immobilière ; enfin, en plus des amendes, les promoteurs immobiliers pourraient être confrontés à des peines d’emprisonnement.

Notons qu’à ce jour, on enregistre 275 sociétés de promotion immobilière au Burkina Faso.

Michel CABORE

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