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Déplacés internes : Laurence Ilboudo/Marshall à « Dénoncer les abus dont les femmes sont victimes »

Laurence Marie Ilboudo/ Marshall, ministre en charge de la femme, de la famille, de la solidarité nationale et de l’action humanitaire était face aux médias, ce lundi 13 septembre 2021 dans la salle de conférence du SIG. Objectif, faire le point de l’état d’avancement de la prise en charge des personnes en situation de déplacés internes et la situation humanitaire. En sus, il sera désormais possible de dénoncer les situations liées aux déplacés internes au 80-12-85 qui est le numéro vert disponible à cet effet.

Pour planter le décor de son intervention, la ministre a situé le contexte en ces termes : « Pour le volet relatif aux personnes déplacées internes et victimes de catastrophes naturelles, les statistiques au 31 août 2021 sont les suivantes : 1 423 378 personnes déplacées internes, accueillies dans 274 communes réparties dans toutes les 13 régions du pays ; 20 829 sinistrés provenant de 22 communes. Ces 22 communes sont réparties sur 10 régions du pays. Outre les dégâts matériels importants constatés, on déplore malheureusement, 87 blessés dont 12 graves et 09 morts ».

Laurence Ilboudo/Marhall, ministre de la femme et de l’action humanitaire

Pour Laurence Ilboudo/Marhall : « La situation humanitaire est préoccupante et la prise en charge des bénéficiaires suit son cours, dans une action concertée entre le ministère de la Femme et les partenaires techniques et sociaux ». A titre illustratif, au 31 août 2021, la ministre a brandi la prise en charge de 1.313.769 personnes déplacées internes et populations vulnérables qui ont bénéficié d’une assistance alimentaire de 38000 tonnes dans toutes les 13 régions du pays. Une priorité a été accordée aux régions à forts défis sécuritaires. Ont été réalisés trois (03) forages fonctionnels à Kaya, Pissila et Ouahigouya pour renforcer l’accès à l’eau potable avec l’appui de la BAD ; 63 158 kits d’articles ménages essentiels ont été mis à la disposition des PDI dans les Régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, du Centre-Nord, de l’Est, du Nord et du Sahel avec l’appui du Programme d’appui aux collectivités territoriales ; 680 kits d’hygiène et de dignité, 542 kits de protection anti-COVID-19 et transfert monétaire au profit de 269 ménages vulnérables dans la région de la Boucle du Mouhoun ; la construction de latrines équipées de dispositifs de lave-mains au profit de 150 ménages à Djibo et Dori avec l’appui de la CEDEAO ; 78 708 PDI et populations hôtes vulnérables ont bénéficié de cash transferts pour un montant de 2 813 811 000 F CFA ». Tout ceci réalisé sous un cout total 281.381.100 de FCFA .

Prise en charge des personnes sinistrées

Dans le bilan dressé par la ministre, Laurence Ilboudo /Marshall « un appui alimentaire a été apporté à 14.307 exploitants de la plaine de Bagré dont les champs ont été inondés au cours de la campagne agricole de 2020 ; une assistance alimentaire a été apportée à 3160 victimes d’inondations et une distribution de 1580 kits d’articles ménagers essentiels (nattes, moustiquaires et savons) dans la commune de Fada N’Gourma avec l’appui de la CEDEAO ; un cash transfert par ménage à titre de contribution pour la réhabilitation des logements détruits par les inondations d’un montant de 250 000 francs CFA à 135 ménages des communes de Kongoussi, Tougouri et Kaya avec l’appui de la CEDEAO », a-t-elle relevé.
Mais aussi, un accompagnement au relèvement a été apporté à 1000 ménages dans les zones à risque, à raison de 500 000 FCFA, par ménage, pour un montant global de 500 000 000 FCFA. Les détails par régions donnent 577 ménages bénéficiaires pour le Centre-Nord, 80 pour le Sahel, 165 pour l’Est, 93 pour la Boucle du Mouhoun et 85 pour le Nord. Entre autres difficultés liées à la gestion de cette situation humanitaire difficile, figurent « l’augmentation des besoins humanitaires en particulier les besoins d’assistance alimentaire ; l’accès quasi impossible par la route à certaines localités du pays notamment Mansila et Madjoari pour apporter l’assistance aux PDI et aux populations hôtes en détresse ; accroitre considérablement les stocks d’intervention pour l’assistance humanitaire (vivres et matériels de survie) », a relevé la ministre.

Les journalistes présents au point conférence de presse


S’agissant de la mobilité à risque et de la traite des enfants, les rapports nationaux 2018 et 2019 sur la traite des personnes élaborés du département de la famille indiquent que le nombre d’enfants présumés ou victimes de traite interceptée par les services de sécurité était respectivement de 1 047 et de 2 303. Ce nombre est de 2 318 selon les données du rapport national 2020. Au premier trimestre de l’année 2021, ce sont 374 enfants qui ont déjà été interceptés selon les données collectées par la Direction générale de la famille et de l’enfant ;
En ce qui concerne les enfants rencontrés lors des opérations de sécurisation du territoire par les Forces de défense et de sécurité, depuis le début de la crise sécuritaire, c’est au total 58 enfants qui ont été remis aux services sociaux ; Pour ce qui est des enfants en conflit avec la loi, au cours de l’année scolaire 2020-2021, nos internats éducatifs en ont accueillis 64 a déclaré madame la ministre.
Relativement au phénomène des enfants et jeunes en situation de rue, les résultats des différents recensements organisés dans les 49 communes urbaines du pays indiquent que notre pays comptait : 2 146 enfants et jeunes en situation de rue dont 56 filles en 2002 ; 5 721 enfants et jeunes en situation de rue dont 739 filles et 57 enfants de moins de 5 ans en 2010 ; 9 313 enfants et jeunes en situation de rue dont 1749 filles et 922 enfants de moins de 5 ans en 2016. 44, 24% de ces enfants vivent de la mendicité. Ces données mettent en évidence une tendance à la hausse du nombre de filles exposées et l’arrivée précoce en rue principalement des talibés et des enfants de moins de 5 ans avec leurs mères qui se livrent à la mendicité.

La situation des personnes déplacées internes est une préoccupation nationale à ressoudre

Les principales raisons qui pourraient expliquer la recrudescence de ces phénomènes sociaux qui affectent les enfants sont : la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays occasionnant des déplacements de populations de ces zones vers les grands centres urbains dont Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ; la précarité économique de certains ménages dans les zones péri-urbaines du pays ; l’insuffisance d’opportunités d’apprentissage professionnel pour les jeunes ; la faible application de la loi sur la traite des personnes et les pratiques assimilées ;la faible capacité des structures d’accueil des enfants en danger (centres d’accueil d’urgence, internats éducatifs, centres de transit, centres pour mineurs en conflit avec la loi).

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