Economie

Filière anacarde au Burkina : 40 000 plants greffés pour améliorer la production de noix de cajou

Le Conseil burkinabè de l’anacarde, en collaboration avec le projet PRO-Cashew, met à la disposition des producteurs d’anacarde, 40 000 plants greffés, pour une augmentation de la production de noix de cajou. La cérémonie de remise a eu lieu dans l’après-midi du mardi 2 août 2022 à Bobo-Dioulasso.

Cette remise de plants greffés aux producteurs d’anacarde s’inscrit en droite ligne des missions de développement de la filière anacarde du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA). Ce, en vue d’augmenter considérablement la production nationale de noix de cajou avec un rendement supérieur au rendement moyen actuel qui est de moins de 500kg à l’hectare. Selon le directeur général du Conseil burkinabè de l’anacarde, Joseph Zerbo, cet acte marque une nouvelle dynamique de développement inclusif et durable de la filière anacarde.

Ces 40 000 plants greffés vont ainsi permettre le développement de la chaîne de valeur de la filière, avec une orientation particulière sur l’amélioration de la productivité et l’extension des vergers au Burkina Faso. En effet, la filière anacarde est confrontée à des difficultés liées aux effets néfastes du changement climatique, par le vieillissement des anacardiers, mais aussi par la faible qualité du matériel végétal disponible et dont la traçabilité reste à prouver.

Le directeur général du Conseil burkinabè de l’anacarde, Joseph Zerbo

C’est pour ainsi inverser cette tendance et dans une dynamique d’augmenter la production des noix de cajou que le CBA, en collaboration avec le projet PTO-Cashew, a prévu la production et la distribution de 40 000 plants greffés au profit des producteurs d’anacarde. Selon Joseph Zerbo, directeur général de CBA, cette opération s’inscrit également en droite ligne des orientations de la stratégie nationale de développement de la filière anacarde dont l’objectif est de faire de la filière anacarde, une filière mieux organisée, plus performante. Toute chose qui va contribuer à l’accroissement des revenus de ses acteurs, à la création d’emplois et à la croissance économique du Burkina Faso. « L’atteinte de cet objectif passe nécessairement par la création des nouveaux vergers et la réhabilitation des anciens vergers tout en améliorant les rendements », a-t-il souligné.

La photo de famille à l’issue de la cérémonie de remise de plants aux producteurs

Il a par ailleurs rassuré que le CBA, en collaboration avec le projet PRO-Cashew, mettra tout en œuvre pour accompagner les bénéficiaires de ces plants greffés en suivi-appui conseil pour avoir un taux de réussite de 100% dans la plantation de ces plants greffés. Aussi il a fait savoir que l’opération va se poursuivre jusqu’en 2024, afin de pouvoir satisfaire tous les besoins des producteurs en plants greffés d’anacardiers. « Nous encourageons les producteurs à suivre les bons itinéraires techniques pour faire prospérer ces plants greffés, afin de pouvoir atteindre les objectifs escomptés au niveau de la production », a souhaité Joseph Zerbo.

Olivier Kabré, directeur des programmes du projet USDA West Africa PRO-Cashew

Olivier Kabré est le directeur des programmes du projet USDA West Africa PRO-Cashew. Pour sa part, il a rappelé que le projet est mis en œuvre dans plusieurs pays, dont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria. Il est ainsi financé par le Département de l’agriculture des Etats-Unis (USDA). Le projet travaille dans une dynamique de développement de la chaîne de valeur de l’anacarde avec une orientation sur l’augmentation de la productivité des vergers et la dynamisation de la commercialisation de la noix de cajou.

Selon lui, la remise de ces 40 000 plants greffés va permettre la création de 400 hectares de nouveaux vergers. « La demande en noix de cajou est assez élevée au niveau mondial et cela ne cesse de croître. Les prévisions pour les dix prochaines années sont que l’offre ne pourra pas atteindre la demande. En utilisant les plants améliorés qui sont résistants aux maladies, qui ont été produits de sorte à pouvoir booster la production, les producteurs peuvent atteindre jusqu’à une tonne ou une tonne et demie à l’hectare par an », a laissé entendre Olivier Kabré.

Le président du Comité interprofessionnel de l’anacarde du Burkina (CIAB), Ibrahim Sanfo

Démarré au Burkina Faso en 2021, le projet a déjà engrangé des résultats dont la formation de 5 750 producteurs d’anacarde sur les bonnes pratiques agricoles de création, d’entretien, de récolte, de post récolte et de détermination de la qualité de noix brute de cajou ; [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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