Ladji Yoro et ces héros anonymes, les « Hommes de l’année » de Faso7

Des hommes et des femmes ont marqué  l’année 2021. Par leurs actes, leurs gestes et ce qu’ils ont enduré. Faso7 a décidé de dédier cette année au Volontaire pour la défense de la patrie (VDP) Soumaïla Ganamé dit Ladji Yoro, ainsi qu’à toutes ces personnes anonymes qui se battent au péril de leur vie pour que le Burkina Faso reste debout.

Il a été parmi les premiers à se dresser contre l’hydre terroriste qui lacère le Burkina Faso dans sa chair. Le paisible jardinier qui n’aspirait qu’à vivre en paix dans son Loroum natal a été contraint de troquer pelle et arrosoir contre les armes à feu. Il devait ainsi se défendre, protéger sa famille, sa province, et partant, tout un pays.

Soumaïla Ganamé alias Ladji Yoro a porté le nom « d’Homme intègre » et s’est montré digne de l’héritage laissé par les devanciers bâtisseurs du Burkina Faso. Un pays est comme un arbre. Pour paraphraser l’autre, il n’appartient pas à ceux qui y vivent aujourd’hui. Ils l’ont juste emprunté aux générations à venir. Par conséquent, les vivants doivent veiller sur l’héritage pour le transmettre intact, voire amélioré, à la postérité.

Ces héros inconnus

C’est ce que Ladji Yoro a fait. Mais il est sans doute le visage connu de toutes ces autres personnes (forces de défense et de sécurité, VDP, citoyens) qui se battent dans l’ombre, loin des projecteurs et des écrits élogieux des médias, pour que le Burkina Faso reste debout sur ses jarrets.

A ces héros anonymes, qui sont tombés dans l’anonymat le plus parfait ou qui continuent de tenir la dragée haute à l’ennemi, sacrifiant famille, amis, loisirs et sécurité, retrouvez ici cette maigre mais sincère reconnaissance.

Ces femmes devenues père et mère

L’année 2021, c’est aussi ces Burkinabè hommes et femmes qui ont fui leurs foyers originels, qui ont tout abandonné pour chercher refuge dans des lieux sécurisés. Ce sont ces femmes et ces filles violées, violentées, bafouées, épouvantées et qui, du jour au lendemain, sont obligées d’être à la fois mère et père d’enfants qu’elles espéraient élever sous le regard tutélaire d’un époux.

Ces Burkinabè qui ont toutes les raisons de perdre espoir, mais qui résistent malgré tout, sont aussi à humblement saluer au bout de ces 12 éprouvants mois.

Que faire après ?

Mais il ne suffit pas de reconnaître le mérite, le sacrifice et la souffrance de tous ces Burkinabè. Il faut aussi s’en montrer digne. Du dirigeant au simple citoyen. Car si votre prochain a été capable de couper ses quatre membres pour servir de piliers pour que le toit d’une case ne s’effondre pas, vous qui habitez cette case devriez être capable au moins de sacrifier votre habit pour en fermer la porte !

Reposez en paix Ladji Yoro et vaillants héros anonymes !

La Rédaction de Faso7

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